"Il ne raconte pas que des bêtises !" Numéro 3 17 septembre de l'an 37
ÌEDITOÍ

Chers lecteurs,

Pour ce numéro, le Garnement à choisi de se pencher sur l'institution qu’est le Guet Urbain. Pour rendre hommage à ceux, nombreux, qui sont tombés en fonction, pour revenir sur son histoire intimement liée à la capitale elle même, mais aussi pour interroger son devenir, ses petits travers, et la manière dont la Garde est perçue par ceux qu’elle a juré de protéger, les citoyens.

 

Si l’on compare Hurlevent à une grande famille, l’Urbaine serait sans aucun doute la matriarche. Au fil du temps, et de ses relations apaisées ou tumultueuses - qui font la richesse de toute histoire d’amour - elle est aussi bien le bras armé du Roi et une figure maternelle pour les Hurleventois. De celle que l’on respecte, mais que l’on craint aussi. Qui sait manier le fouet pour châtier les désobéissants, tout en prenant sous son aile ceux qu’elle estime justes et loyaux.

 

Pourtant, nul doute que la Garde de Hurlevent a évolué au fil des années. Le code de conduite des gardes, qui est - du moins sur le papier - son fil conducteur, a été retouché, modifié, pour s’adapter aux évolutions des mœurs, dans l’idée de mieux les encadrer. Outre la théorie, qui se présente sous la forme d’un grand nombre d’articles qui ont le mérite d’être moins opaques que le Code des délits et des crimes - et sans doute plus arbitraires aussi - s’ajoute la pratique, qui permet aux gardes une certaine marge de manœuvre pour laisser s’exprimer les hommes derrière l’uniforme. Prenons l’exemple de l’article 22-bis du codex : il interdit les relations “plus qu’amicales” entre gardes, proscrivant les “amourettes”, ou le “concubinage”. Mais comment définir une amourette ? Est-ce une simple partie de jambes en l’air, ou une profonde amitié qui a tendance à dériver ? Les gardes n’auraient-ils pas le droit, finalement, de s’attacher à ceux qui partagent leur quotidien et leur loyauté pour le Royaume ? Dans la pratique, nul doute que les fonctionnaires du Guet Urbain se lient les uns aux autres, et le Garnement se garderait bien d’aller le leur reprocher. Il n’y a pas plus humain que l’amour, même si celui-ci se traduit uniquement par une affection momentanée, le temps d’une seule nuit ou qui fait suite à un verre d’après-service un peu trop alcoolisé. Théorie et pratique se distinguent donc l’une de l’autre, sans forcément s’opposer. Après tout, derrière chaque garde se trouve un homme ou une femme, fait de chair et de sang, à qui on demande beaucoup de patience dans l’exercice de ses fonctions, et surtout une loyauté sans faille.

 

De loyauté, le Guet ne semble pas en manquer. Développant un côté un peu corporatiste, intrinsèquement lié au fait que la Garde est l’objet de toutes les foudres, et qu’il est bien plus facile de condamner  un acte manqué que

DOSSIER SPECIAL La Garde de Hurlevent Altan Milburn et Karven Stolen se livrent en page 5

l’ombre d’une réussite qui demeurera le plus souvent cachée.

 

Aujourd’hui, dans des temps incertains qui requièrent que nous fassions front commun, nous devons être plus soudés que jamais. C’est en cela qu’il faut un codex lisible par la plupart et compréhensible de tous. Pour que les citoyens, qu’ils soient garnements ou non, comprennent la portée des actes de l’Urbaine. Ne dit-on pas que les enfants les plus turbulents deviennent sages non pas sous la fessée, mais lorsqu’ils comprennent pourquoi ils ont fait une bêtise ?

Mairi E. O’Hara

ÌLE!GARNEMENTÍ Un journal satirique sans être frondeur, perturbé sans être perturbateur, ironique mais jamais hypocrite. « Où l’on peut rire de tout, mais avec la manière. » Aimez rire, l’humour vous le rendra bien. Notre équipe Mairi Elisabeth O’Hara : Rédactrice en chef, chroniqueuse, associée principale. Sevast Sar Ha-Olam : Directeur des relations publiques, privées et commerciales, associé principal. Lance Mackenzie : Journaliste, rédacteur, enquêteur. Dorothée Skeeter : Rédactrice, journaliste d’investigation, responsable des relations extérieures et de la communication. Fergus Brytbald : Rédacteur, journaliste d’investigation, pamphlétaire. Edison Lumombre : Graphiste, Responsable impression.
:BREVE; AIE, ÇA PIQUE !

L'État Major du Guet Urbain soumet actuellement les fonctionnaires du Guet à des prélèvements sanguins. S’agit-il d’une simple routine, ou d’une prudence supplémentaire afin de vérifier, en ces temps troublés, qu’aucun d’entre eux pourrait être corrompu par des gangrènes si diverses qu’il faudrait un numéro entier du Garnement pour toutes les énumérées.

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Sur vingt personnes interrogées, citoyens de la capitale sans distinction de race ou de statut social, quatorze ont une bonne opinion de la Garde contre sept qui en ont une mauvaise, soit respectivement soixante-dix pourcents et trente pourcents des personnes interrogées. Il a été demandé à chacun de justifier leur opinion. Nul doute que le Garnement, lui, aurait  raflé la totalité des sondages… !

 

Les personnes favorables ont évoqué que la garde représentait une présence dissuasive et indispensable au bon maintien de l’ordre. Leur rôle assure un sentiment de sécurité pour peu qu’on fasse partie des gens honnêtes. A leurs yeux, la Garde et compétente et dévouée à la population, se faisant indispensable pour rendre les rues plus sûres.

D’autre part les personnes qui ont une mauvaise opinion de l’Urbaine se sont montrés très loquaces sur les raisons de leur mécontentement. Outre les personnes qui souhaitent voir le chaos régner et les gardes démissionner de leurs fonctions, incompétents, arrogants, irrespectueux, insultants et laxistes sont autant d’adjectifs peu élogieux avancés pour justifier ce choix.

Certains soulignent l’immobilisme des Gardes au sujet d’enquêtes laissées en suspens, ainsi que certains abus de pouvoir, poussant d’honnêtes citoyens à la faute et adaptant les lois à leurs convenances. D’autres reprochent un manque de considération et de communication, donnant un sentiment de justice partiale.

 

A cela il leur a aussi été demandé s’ils avaient des axes d’amélioration à proposer pour une optimisation de maintien de la paix par le Guet urbain. Là encore, beaucoup d’idées émergent de l’esprit fertile des citoyens de Hurlevent,

ÌGARDE!OU!CREVEÍ Page 2 Dossier spécial sur le Guet Urbain

Sur décision du Donjon, en l'an 25, le Guet de la Cité de Hurlevent, ou "Garde de Hurlevent", ou encore "Guet Urbain" subit de profondes modifications quant à son fonctionnement interne. Le Commandant Jen Nyele se voit placée à la tête de ce régiment, membre à part entière de la garnison de la Cité (comprenant de plus la garde aérienne, ou encore la garde du port) et placé sous l'autorité du Général Marcus Jonathan. Sa mission est claire : le maintien de l'ordre et le respect des Lois. Un recrutement intensif débute alors.

La caserne du guet, entourée de murs d'enceinte, est alors sise dans le quartier de la Ville Vieille. Elle devient vite un haut lieu de passage dans la Cité, où citoyens, aventuriers, comme militaires étrangers s'y rendent en quête de doléances, plaintes, ou simples demandes d'informations. Au fil des mois et des ans, se succèdent à la tête du régiment, Jane Nyele ayant été affectée ailleurs, les Commandants Frederick Gold, puis Eriane Finduilas, et enfin Tarnhelm Hellenlicht.

:MORTS!POUR!HURLEVENT;

Hommage aux fonctionnaires du Guet Urbain tombés pour le maintien de l’ordre dans le Royaume d’Hurlevent

Factionnaire John LAUREY

Garde Tilania MAUREEN

Factionnaire Steve O'BRIEN

Factionnaire Peter KNIFE

Commandant Tarnhelm HELLENLICHT

Recrue Nemeran FLECHE-NOIRE

Factionnaire Irina DELRING

Lieutenant Lidaria ELWORD

Factionnaire James KINTON

Capitaine Evan HADLEY

Lieutenant Hanrius FARM

Major Naÿie ARBREIZHED

Caporal Odin RICHTER

Recrue Pierre BOUSQUET

Recrue Andior BALTION

Garde Leo DE MAELDAN

Garde Theodore FRANKS

Garde Marius HARPERR

Lieutenant Frédéric HUSSERL

Garde Hansfelt FRANTZ

Garde Izuru PEREDINE

Recrue Silvin BOUCLIER-D'OR

Sergent Escarina STOLEN

Factionnaire Angela DOS SANTOS

Factionnaire Bryan JOHNS

Recrue Ellen Jenny WALLERS

Garde Tobbey KRUGER

Garde Émilie JONES

Garde Walter WAYNE

Factionnaire Robert KENT

Factionnaire Garri PAWRE

Dans ce dossier, découvrez l’histoire du Guet Urbain, sous la plume du major Karven Stolen. Qui de mieux placé pour en parler ? La Garde est un milieu très codifié, considéré par beaucoup comme fermé, difficilement accessible. Nous avons décidé de leur laisser la parole, dans ce numéro spécial afin d’exposer leur histoire sous leur regard.

Ce dernier, vieil héritier de l'école ancienne de Lordaeron, crée alors l'un des ouvrages les plus sacrés au sein du Guet ; le fameux "Codex de la Garde". Ledit ouvrage contient les différents articles qui régissent le fonctionnement du régiment. Tout garde se doit de le respecter, sous peine de sanctions. L'homme, célèbre pour sa moustache et son verbe haut fort d'autorité, meurt assassiné en l'an 29, des mains de membres du Fléau lui ayant tendu embuscade. Ses obsèques en la Cathédrale de la Lumière attirent une foule considérable venue lui rendre hommage. Après un court retour de Finduilas et un bref intérim du Commandant Dancvart Herzenstern, c'est la fidèle seconde de feu Hellenlicht, Hedwë Marteau-Hardi, qui écope de la place de Commandant. Sous sa direction, le Guet de la cité change encore avec la restructuration des différents Services (comprendre par là "branches") de la Garde : Instruction, Recrutement et Médical. Sous sa directive, les pré-requis afin d'intégrer le régiment sont

de plus en plus stricts, certaines races se voyant purement et simplement refuser le droit de postuler. Certains hurlent au racisme, d'autres s'en félicitent et en appellent à la logique ; des humains pour garder la capitale d'un royaume humain.

 

Ce sont, en sus, deux de ses plus fidèles lieutenants qui vont chacun (chacune?) apporter leur pierre à ce vaste édifice.  Le Major Nayie Abrezheid rédige la première version du Code des Délits et Crimes, tandis que le Major Leizen Alrun crée le fameux Service Enquête de la Garde, accueillant les plus fins limiers chargés d'investigation quant aux activités des différents clans ou groupes de malfrats œuvrant dans la Cité (et même en dehors) en cette époque. Ces différentes enquêtes, d'envergure, obligent parfois la Garde à se déplacer sur de lointains théâtres d'opérations partout sur le continent. Marteau-Hardi conserve sa place durant de longues années, son règne entrecoupé des brefs intérims des Commandants Loian Brazheg et Leizen Alrun.

 

En fin d'an 32, Laurelinn Hellenlicht (cousine de feu Tarnhelm, jusqu'à lors capitaine d'armes du régiment) est promue Commandant du Guet, Marteau-Hardi transférée quant à elle à la Garde aérienne de la Cité, qu'elle dirige actuellement. Il se murmure alors que la volonté du Donjon est de voir une humaine diriger le Guet, en lieu et place d'une naine ayant cependant maintes fois prouvé sa valeur de cheffe. Sous l'impulsion de ce second "Commandant Hellenlicht", la Garde évolue ; son recrutement devient toujours plus élitiste (bien qu'une chance soit laissée aux novices emplis de bonne volonté), son équipement se modernise, son fonctionnement se professionnalise toujours davantage. Son actuel second et également chef du Service Enquêtes, le Major Karven Stolen, remet à jour le Codex de la Garde. Aujourd'hui, les membres du Guet sont à pied d'œuvre pour maintenir le calme et la paix au sein des rues de la Capitale d'un des derniers royaumes humains, avec la menace de la Légion pensant sur l'ensemble notre monde.

 

Depuis l'an 25, le Guet de la Cité, de la recrue au commandant, aura payé un lourd tribut face aux différentes attaques du Fléau, d'Aile-de-Mort, du Crépuscule, de la Légion, ou face aux criminels œuvrant au sein de Hurlevent.

ÌVICTOIREÍ MORT DE KIL'JAEDEN

Le terrible érédar Kil'jaeden, originaire d’Argus, est bel et bien mort selon un rapport officiel de nos armées présentes sur les rivages brisés. Il s’agit, pour Altan Milburn, lieutenant du Guet Urbain, d’un “réel grand pas vers la défaite totale de la Légion”. Par ailleurs, monsieur Allifeur Tournepignon, qui revient d’une mission diplomatique à Suramar et contacté par la rédaction, nous apprend que la Tombe de Sargeras, jumelée au Palais Sacrenuit, a “perdu radicalement en énergie”.

La chute du trompeur et de la Tombe de Sargeras est une avancée tangible pour nos armées, qui se battaient sur les rivages brisés depuis une année, le 10ème jour du mois d’août de l’an 36, date de la mort de notre roi Varian Wrynn.

comme par exemple un approfondissement des enquêtes, une révision des priorités de procédure, la réhabilitation des criminels, une présence accrue dans les rues, ou encore des services de contrôle de la bonne application du codex par les Gardes. D’autres soulèvent des révisions du comportement de ceux qui portent l’uniforme vis-à-vis des citoyens, comme davantage d’exemplarité, d’ouverture d’esprit, de bon sens mais aussi moins de laxisme. Certains évoquent également un ménage dans les effectifs pour épurer ceux qui “la corrompent” et recruter davantage de sang neuf, appliqués et assidus dans l'exercice de leurs fonctions.

 

Pour finir, certains proposent la torture pour corriger et soutirer des informations, voudraient imposer une surveillance des pratiquants de magie par l’académie des mages de Hurlevent ainsi que le bannissement systématique des chasseurs de démons, des chevaliers de la mort et de tout autre individu ostensiblement dangereux.

 

Ainsi, bien qu’une majorité des citoyens de Hurlevent soit satisfaite de l’institution, les Hurleventois n’ont pas leur langue dans leur poche quand il s’agit de proposer des moyens de l’améliorer. La cité blanche a vu ses murs tachés maintes fois de sordides faits-divers, et les gardes se sont toujours efforcés, contre vents et marrées, de maintenir l’ordre et de dissuader les esprits retors qui souhaitaient perturber sa tranquillité. Malgré cela, les habitants de la ville soulèvent peut-être une question ; la garde est-elle suffisamment à l’écoute des citoyens qu’elle protège dans une période aussi troublée, à l’aube de grands changements pour l’avenir d’Azeroth ?

 

Fergus Brytbald

LA GARDE ET LE PEUPLE Sondage et côte de popularité ÌSYNODEÍ Entre débats et tergiversations

Le père Brunnus a évoqué difficilement la nomination prochaine d’un Archevêque afin de rassembler tous les membres de la Lumière sous une même bannière. Néanmoins, si les membres du clergé invités au synode se décident pour élire un nouveau chef de file, leur vote demeurer “consultatif” et la décision finale en revient aux évêques, qui ne se montrent pas loquaces quant à leurs intentions. Le flou semble régner parmi l’Eglise et les débats abordés lors de la première journée n’auront pas permis de le dissiper, faisant même quitter les lieux à quelques draeneis, après la remise en question de Velen, le prophète de la Lumière. Les cloches sonnent mais pour l’heure, elles peinent à s’accorder dans l’intérêt commun et l’on peut se demander si l’absence de propositions concrètes ne pourraient pas augmenter encore les tensions au sein de la Cathédrale dans les semaines à venir.

Le 14 de ce mois a eu lieu la première réunion du synode de l’Eglise de la Lumière, organisé en quatre journées. Présenté comme un événement à destination du clergé essentiellement, l’ensemble des quatre journées sont censées permettre de débattre des orientations de l’Eglise et notamment de sa position lors de la guerre sur Argus. Notre rédaction s’est rendue à la première réunion et le père Brunnus, secrétaire de l'Église de la Lumière nous a accordé un entretien. Le moins qu’on puisse dire c’est que l’Eglise et ses membres luttent actuellement pour se rassembler. Les évêques de l’Ordre (Hylan, Neheri, Léander, Arthur, Delavey NDLR), représentés par les diacres - dont Archipiade Valdelmar - brillaient par leur absence lors de ce premier événement. Des débats animés, parfois difficiles à suivre pour le profane, n’ont semblé déboucher sur aucune décision concrète pour le moment.

ÌEXCLUSIFÍ

Le Garnement aime prendre des risques, et il s’attache de plus en plus aux Veilleurs de Sombre Comté. Dans le prochain numéro, nous vous emmènerons dans les Bois, pour une veille pas comme les autres.

Lance Mackenzie

Alors que nous nous penchons sur ce qu’est le Guet urbain aujourd’hui et sur les incontournables personnalités qui le composent, j’ai jugé pertinent de me pencher sur le cas de “ceux qui ne font plus la Garde”.

Alors que nous nous penchons sur ce qu’est le Guet urbain aujourd’hui et sur les incontournables personnalités qui le composent, j’ai jugé pertinent de me pencher sur le cas de “ceux qui ne font plus la Garde”.

Allons...vous pensez peut-être que s’enrôler au Guet revient à épouser l’Urbaine, pour le meilleur comme pour le pire ? Que cette carrière va vous mener vers une retraite rondelette pour vos vieux jours, médaillé et remercié pour vos bons et loyaux services envers la Couronne ?

 

Et bien détrompez-vous, chers lecteurs. Certains ont été congédiés et d’autres sont partis de leur plein gré. Comment l’expliquer ? Qui sont ces personnes qui ont laissé derrière elles le Lion doré pour se la dorer au soleil ? Que sont devenus ces héros du quotidien ? Le Commandant Leizen Alrun, le Sergent chef Roland Watshell, le Sergent Pénélope Cornell, le soldat Elias Sherborne sont autant de noms qui vous semblent familiers et pourtant, ils ne sillonnent plus les rues de la cité blanche pour les rendre plus sûres.

Le Garnement est parti à la rencontre de ces quelques oubliés pour les interroger sur leur carrière et leur avis rétrospectif sur l’évolution de la Garde de Hurlevent depuis leur départ.

 

La première dont nous allons vous parler est Aenethia Chantevent :  une Kal’dorei, aussi surprenant que cela puisse paraître. Elle a intégré les rangs en l’an 31 pour une durée de six mois à un an. Elle revient sur une époque où toutes les races composaient le Guet, à l’exception des Draeneis qui ne semblaient pas vouloir s’engager dans le maintien de l’ordre, et où les candidatures de Worgens étaient minutieusement épluchées, avant d’être désormais interdites.

Page 4 ANCIENS DU GUET, QUE SONT-ILS DEVENUS ?

Selon elle, cette mixité culturelle était un atout majeur quand il s’agissait de régler des conflits ou de négocier avec les ressortissants des autres peuples. En tant qu’elfe de la nuit, elle était envoyée pour traiter avec ses compatriotes afin de faciliter l’échange, apaiser les tensions et ramener la paix et l’ordre dans Hurlevent. Elle garde un excellent souvenir de sa carrière là-bas et plus particulièrement de l’ambiance entre les gardes qu’elle considérait presque comme une famille. Elle ne tarit pas d’éloges sur la cordialité et la convivialité qui y régnait malgré les bizutages systématiques des nouvelles recrues… revenant même sur une anecdote marquante, ou elle dut traverser la caserne nue après son bain pour retrouver sa serviette que ses collègues avaient cachée au fond d’une geôle...

 

Le rapport aux Hurleventois était lui aussi plus “détendu”, Aenethia soulignant le fait que les gardes étaient très polyvalents et proches du peuple, faisant de Hurlevent pas seulement une capitale humaine, mais le centre névralgique et cosmopolite de l’Alliance.

 

Mais le Guet urbain n’est pas seulement une bande de joyeux lurons qui ont la blague facile et un sens aigu de la camaraderie. Le ton change quand elle s’exprime à propos des drames qui l’ont frappée, comme la perte d’un collègue et ami, Tarn Heilm. Elle déplore aussi cette perte de mixité raciale qui faisait la force, selon elle, des gardes qui seraient responsables de leur impopularité croissante.

 

Quand nous l’interrogeons sur les raisons de son départ, elle nous confie être partie en congés, que les gradés n’ont pas fait grand cas de son absence et qu’elle a été remerciée. Depuis, elle a occupé de nombreux postes, et ses antériorités de Garde ont été un atout majeur dans ses différentes candidatures. La réinsertion au Guet Urbain n’était elle, pas une option envisageable.

Aucune aide, aucune retraite généreuse n’attend ceux qui abandonnent l’uniforme. Ils se contentent alors du seul sentiment d’avoir œuvré pour la paix et l’Alliance.

 

Dorothée Skeeter

 

ILLIDAN UNE NOUVELLE TRAHISON ?

Selon un rapport officiel relayé par la Bibliothèque Royale, ce n’est pas la mort elle même de Kil’Jaeden qui a déclenché l’arrivée d’Argus, mais un acte délibéré d’Illidan Hurlorage. Comment ? Pourquoi ? Illidan Hurlorage, comme nous tous, souhaite l’anéantissement total de la Légion. Il a donc précipité les choses en amenant l’ennemi à nos portes sous les yeux impuissants de Khadgar et Velen.

 

Swan Keltira Blackblade, responsable de la Bibliothèque Royale, interrogée par le journal, résume la situation actuelle en expliquant qu’il s’agit “d’un pari extrêmement risqué, mais à présent que nous n'avons pas le choix, la question ne se pose pas. Nous ferons de notre mieux, chacun à son échelle, en espérant de tout cœur que ce risque énorme finisse par payer, quand bien même nos armées ont déjà beaucoup souffert et combattu.”

 

Quant au sort d’Illidan Hurlorage, il semble aujourd’hui difficile de déterminer s’il va être jugé pour traîtrise par les armées du Déclin, d’autant plus que, devant le fait accompli, et face à un tel ennemi, nos troupes comme nos dirigeants auront sans doute du mal à se passer de lui…

OPÉRATION CARITATIVE AU GRAND MARCHÉ

Le père Bugli organisera une grande collecte de vêtements le 19ème jour de ce mois, en faveur des plus démunis, lors du Grand Marché, aux abords du quartier commerçant de Hurlevent. Venez nombreux pour redonner une seconde vie aux vêtements que vous ne portez plus et soutenir les miséreux de la ville qui en ont bien besoin en ces temps difficiles !

:BREVE; REVENU D’ENTRE LES MORTS

Aiden Hansel, chef de la Traque Nocturne, déclaré mort, serait de retour en ville. Il est en ce moment même en train de traquer une certaine criminelle se faisant appeler "Le Laurier Rose". Il répète sans cesse que cette criminelle serait la patronne du nouveau cabaret dans le Quartier des Nains, Naila Hardford. On raconte également qu'il chercherait toutes personnes potentielles pouvant l'aider dans cette tâche.

Page 5 ÌALTAN!MILBURNÍ CEUX QUI FONT HURLEVENT L’HOMME DERRIÈRE L'UNIFORME

Plus grand que la moyenne, bien bâti, le regard d’un brun chaud plus scrutateur que expressif. Un aspect qui dégage une certaine sauvagerie, rappelant presque celle des gladiateurs de l’arène Gurubashi, au Cap Strangleronce. La barbe, cependant, est parfaitement taillée. Le cheveu noir est soigné et la tenue - celle du fonctionnaire du Guet Urbain - parfaitement ajustée. A chaque question posée, la réponse est précise, aussi tranchante qu’une lame affûtée. Altan pèse ses mots avant de les prononcer, et ne s’encombre que du nécessaire.

Au prime abord, l’on peut donc penser que c’est la fonction qui définit l’homme, avant de s'apercevoir que l’homme définit lui aussi la fonction.

 

S’il existait un parcours classique pour qui se destine à une carrière au Guet, Altan Milburn l’aurait sans aucun doute emprunté. Né en Lordaeron d’un père forgeron et d’une mère militaire dans les troupes de l’Alliance, il passe son enfance à Théramore, ses parents s’y installant parmi les premiers colons. De cette époque là, il garde un penchant pour la pêche et la navigation, mais surtout un regard parfois aussi coupant que les récifs qui bordent son île d’adoption.

 

A la fin de l’adolescence, le lieutenant hésite entre deux destinées :  forger les armes ou les manier. Il s’essaie à la première, et choisit d’emprunter la seconde, s’engageant dans l’armée en tant que simple recrue, avant d’accéder en un cours laps de temps au grade de soldat, de caporal et enfin de sergent.

Ces promotions, Altan les doit à sa capacité à garder la tête froide, comme en témoigne son regard aiguisé qui tourne parfois au polaire.

D’ailleurs, lorsqu’il rejoint le Guet au printemps de l’an 35, c’est en tant que simple recrue. Méritocratie oblige,  l’homme décide sans hésiter d’abandonner son service - et sa fonction de sergent dans l’armée - pour recommencer à zéro.

Nul besoin d’appartenir au Service Enquêtes du Guet Urbain pour deviner qu’Altan Milburn a fait ses preuves au sein de la Garde d’Hurlevent. D’ailleurs, il a récemment acquis le grade de lieutenant. Ce rôle appelle à endosser toujours plus de responsabilités : de la gestion des troupes à celle des promotions, en passant par la décision de certaines peines de détenus.

Il résume les qualités d’un bon garde comme quelqu’un capable d’esprit d’initiative, mué par une volonté de maintenir l’ordre tout en faisant bouger les choses, deux idées qui, selon lui, sont loin d’être incompatibles. Ce qui compte, c’est l’envie. Le lieutenant ne s’imagine pas endosser un autre rôle. Il explique ainsi que “la garde urbaine était un rêve d’enfance, une institution aussi antique que la ville elle même”.

Pourtant, appartenir au Guet Urbain entraîne un fardeau qui dépasse le seul poids de l’uniforme. Si l’homme est perceptible derrière le garde, il semble parfois rattrapé par sa fonction, qui restreint ses contacts avec les habitants qu’il s’emploie pourtant à défendre. Difficile en effet de créer des liens solides et des amitiés sincères avec les citoyens, qui se montrent davantage méfiants, ou pire, uniquement intéressés, par le tabard bleu et or.

Une certaine solitude que prend avec philosophie le lieutenant, visiblement professionnel dans l’âme, qui explique qu’il ne sort pas beaucoup en dehors de ses heures de

Ce titre est, je dois l’admettre, légèrement mensonger. Non pas pour aguicher le chaland, ou du moins pas seulement, mais simplement parce que l’uniforme et son porteur, dans le cas présent, ne semblent faire qu’un. “Garde ou crève”. Cette devise du Guet Urbain, aussi concise qu’explicite, résumerait à elle seule la personne qu’est le lieutenant Altan Milburn.

service, et qu’il maintient, outre une loyauté sans faille, une certaine distance avec ses collègues, le maintien de l’ordre et le bon fonctionnement du Guet passant sans aucun doute par une hiérarchie appliquée à la lettre.

 

A ce sacrifice s’en ajoute un autre, le consentement au danger. Par deux fois, l’homme a frôlé la mort dans des aventures qui feraient frémir le badaud moyen, et à raison. La première est liée à une explosion qui toucha aussi des habitants, la seconde à un groupuscule de bandits qui l’amochèrent sérieusement à l’épaule.

Malgré un ton courtois et un sourire parfois amusé, ses traits coupés à la serpe, la rigueur du regard qui laisse deviner la rugosité d’un corps rompu à l'entraînement, sont des marqueurs de ses années de service, en tant que militaire comme de garde. Le lieutenant aborde d’ailleurs deux cicatrices au visage, souvenirs de l’attaque des gangregardes contre le Donjon en l’an 36, et d’une balle nullement perdue, tirée dans le fenestron de la solide porte d’entrée de la caserne.

 

Si Altan Milburn ne semble pas particulièrement friand de sensations fortes et d’adrénaline, il considère le danger, et la solitude, comme éléments intrinsèques au métier de garde du Guet Urbain. C’est sans doute en cela que l’homme incarne lui même sa fonction : celle d’une volonté sans faille de protéger les plus faibles, qu’ils le lui rendent bien ou non. Il résume d’ailleurs, non sans un certain malice, que “les remerciements permettent de faire oublier les ingrats”.

 

Mairi E. O’Hara

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Au prime abord et lorsqu’il est en civil, Karven Stolen apparaît comme un combattant de l’alliance parmi d’autres. L’armure est pratique, protectrice et usée. La démarche franche, militaire, de celle d’un homme qui sait où il va, et qui n’a pas le temps de flâner.

La carrure, elle, est moyenne sans être ordinaire. Le mètre quatre-vingt bien tassé, la stature droite, carrée, sans être ostentatoire. Le Chevalier n’est pas une armoire à glace ou une montagne de muscles, mais son corps demeure un outil affûté, marqué par des années d'entraînement et de guerre.

 

Des guerres, il en a vécu beaucoup, et ce dès l’enfance. Fils de Clark Stolen, sergent au sein du régiment d’infanterie du Royal Hurlevent, il baigne dans le milieu militaire dès la naissance, sa mère Mia Stolen fuyant même dans les montagnes d’Elwyn après la chute d’Hurlevent en l’an 5, alors que le très jeune Major n’est qu’un nouveau né.

Trois ans plus tard, son père est fait Chevalier en récompense de son service, et obtient des terres en Elwyn, que Karven semble toujours chérir. Le lopin de terre qui devient le domaine Stolen, s’il n’est pas très grand, demeure cependant une source de fierté pour le Major qui en est l’héritier, et qui semble être le parfait reflet de cette noblesse d’épée, basée sur la méritocratie, faite de sacrifices, de sang et de larmes.

 

Arrivé à l’adolescence, cet esprit militaire se forge par la pratique des armes et de l’équitation, Karven suivant assidûment une formation qui l'entraîne sur les pavés d’un chemin déjà emprunté par son père, mais aussi de nombreux membres de sa famille.

De ses vingt à ses vingt-sept ans, le futur Major alterne entre le combat sur divers fronts - notamment les Steppes Ardentes, où il se voit décerner une médaille de mérite

militaire - et la gestion du domaine familial, lorsque Clark Stolen est lui même appelé à prendre les armes pour rejoindre le front.

 

C’est en 32 qu’il rejoint finalement le Guet Urbain, suite à une décision de son père. Celui-ci le trouve “trop orgueilleux” et voit dans la Garde l’occasion de lui donner une “bonne leçon” d’humilité. Ainsi, bien que Karven ait déjà fait ses preuves, il recommence pourtant en bas de l’échelle alimentaire de l’Urbaine, en tant que simple recrue.

Passer du militaire au garde n’est pas aisé, on y fait face à une “violence plus vicieuse, moins frontale”, raconte t-il. Si le but avec un grand B - celui du maintien de l’ordre et la pérennité du Royaume - demeure le même, la manière d’y parvenir requiert quant à elle davantage de diplomatie :  “la Garde a pour principale arme sa langue, avant même d’avoir à tirer l’épée de son fourreau” déclare ainsi le Major. D’ailleurs, le Guet Urbain rencontre deux types de fauteurs de troubles, parfois antagonistes, toujours sources de danger : des petites frappes au grand banditisme, les gardes restent le paratonnerre privilégié sur lequel s’abat toutes les foudres.

 

Des séquelles de ses gardes, certaines sont plus visibles que d’autres. A la plus spectaculaire, qui se traduit par une orbite vide pudiquement camouflée par un cache-oeil, s’ajoute une frustration toujours perceptible d’une enquête qui aux yeux du Major n’est toujours pas bouclée.

Et pourtant, elle date au début de l’an 34, la belle Hurlevent est alors soumise à un contexte électoral tendu, mais surtout aux méfaits des “Tueurs à la Rose”, un groupuscule de tueurs à gage qui offrent leurs services au plus offrant. Lors de cette fastidieuse enquête, il perd son œil droit dans un combat épique qui lui fait abattre deux hommes, mais qui lui cause

ÌKARVEN!STOLENÍ Page 6 L'ORDRE OU L'ART DE DÉFAIRE LES MYSTÈRES

un coma de près d’un mois. De cette affaire opaque liée à un noble corrompu, il parviendra à faire tomber bien des têtes, mais demeure insatisfait, se focalisant sur celles, mauvaises, qui tiennent toujours sur leurs épaules.

 

En effet, avant d’être chevalier, ancien militaire, major et garde, c’est un véritable enquêteur qui se dessine derrière l’uniforme de Karven Stolen. Dans une autre vie ou pour ces vieux jours, l’homme serait sans aucun doute amateur des puzzles les plus complexes. Il semble apprécier davantage les différentes phases d’une enquête, croiser les sources, les interrogatoires et les tergiversations que les arrestations qui en découlent. Le goût du travail bien fait, de l’ordre et de la précision, tant dans les mots que dans les actes. D’ailleurs, s’entretenir avec l’actuel Chef du Service Enquêtes est aussi agréable qu’à ses risques et périls, l’homme incitant autant à se confier qu’il ne se livre lui même.

 

A cet attrait pour dénouer les mystères, surtout s’ils représentent un danger pour la sécurité du Roy et de ses sujets, s’en dégage un autre, sans doute moins instinctif mais tout aussi inébranlable : la pérennité du Guet Urbain lui même. Derrière les grades et les uniformes, le Major s’attache à ses hommes. Tous différents, parfois peu diplomates, avec un passé qui leur est propre. Si on lui demande un souvenir particulier de ses multiples patrouilles, il préfère raconter, au lieu de ses faits d’arme, des anecdotes tel que le bizutage bon-enfant des jeunes recrues (que la Rédaction taira, pour ne pas décourager les plus téméraires !). Plus qu’une institution, le Guet est à ses yeux une grande famille, avec les avantages et les inconvénients que cela représente. Il a d’ailleurs beaucoup perdu, durant ses longues années en tant que garde. Mais s’il n’hésite pas à faire des projets d’avenir, qu’il veille sur le domaine familial, et qu’il a plusieurs fois dû endosser à nouveau l’épaisse armure du militaire, il demeure avant tout indissociable du Guet Urbain, veillant sur ses hommes comme se doit de le faire un Major, mais sans doute aussi comme un père.

Mairi E. O’Hara

Rencontrer Karven Stolen a quelque chose de surprenant. On s’attend à découvrir un militaire comme il y en a par dizaines : rude, statique, d’une froideur liée à son statut, et d’une raideur résultant de sa fonction ; mais c’est un homme franc et amical qui se présente à vous, bien loin des caricatures qu’un garnement pourrait avoir de ceux qui représentent l’autorité. Si le Major Stolen a sans doute plus de titres et de médailles que ce portrait comporte de lignes, il ne le montre que peu, et ne s'en enorgueillit pas.

"Tu as bien fait d'être venu. Ici, on ne s'ennuie pas : écoute le rire de la foule, de l'autre côté du rideau. Le tout venant nous adore, personne ne se méfie... Mais toi, petit malin, tu voudrais savoir ce que cachent nos sourires, nos lazzis, et nos innombrables cabrioles ? Approche l'ami... Je vais te conter le grand pouvoir des hypocrites de mon espèce...

 

Nous désignons un idéal taillé pour les esprits simples. Dénué de toute soumission à la morale, il prône le pouvoir du rire, de la stupeur, du spectacle et du libre arbitre pour enfumer nos véritables intentions. C'est une pensée, un mode de vie, une arme contre les accusations et les pièges que la réalité - cette chienne - glisse tous les jours sous nos pas. En déclarant ce que vous souhaitez entendre nous sommes les médecins de votre âme et les pourfendeurs de la vérité.

 

Le véritable menteur est, avant toute chose, un esprit rompu aux principes et aux mécanismes du réel. La violence d'Azeroth et la décadence de notre âge crépusculaire sont, pour lui, les bases avec lesquelles il doit compter, les ennemis contre lesquels il se doit de protéger les âmes faibles.

Et c’est parce qu’il connaît si bien les maux du monde qu’il sait comment « faire croire que... » et combattre la laideur du réel en posant dessus un voile ténu mais si beau. S’il est une évidence pour nous c’est que la réalité sera toujours en dessous des rêves, qu’il ne faut plus rien attendre de ses fruits gâtés. Nous sommes les chevaliers de l’illusion, en croisade contre le désenchantement qui guette les cœurs naïfs.

Nos tours et nos bon mots sont des dards tirés au cœur du bon sens et de l'honnêteté. Nous nous battons contre les évidences et les partis pris. Contre l’horreur d’être en vie...

 

Les principes sont pour nous des masques de velours noir que l’on porte pour cacher l'injure de ne plus croire en rien sinon nous-même. Azeroth est un livre aux pages blanches, où la réalité ne demande qu'à être constamment réinventée. Le chaos de l’existence est à nos yeux une pâte en mouvement qu’il faut savoir épouser, modeler, défaire et remodeler encore.

 

Pardon ? Que dis tu ? On a volé ta bourse pendant mon beau discours ? Mon ami ne te fâche pas, il faut avoir l'esprit philosophe... Et accuser le Guet ou la Chancellerie, un bouc émissaire qui fera parler de lui."

 

Fergus Brytbald

Page 7 Les rêveries d'un Garnement Le Bal masqué
BAVURE AU 
GUET URBAIN ?

La récente démission d’un fonctionnaire du Guet Urbain il y a quelques semaines, connu des citoyens pour être un véritable bout-en-train empreint d’une cordialité sans limites, interroge. En effet, celui-ci aurait commis de nombreuses fautes, certaines étant prouvées et d’autres encore seulement des rumeurs. Il serait question de harcèlement de certaines détenues, abus de pouvoir… L’intéressé aurait préféré démissionner, avec l’accord de l'État-major, avant d’être tout simplement limogé.

 

La Rédaction se garde pour l’instant de tirer des conclusions hâtives. Après-tout, il faut bien des défenseurs de la présomption d’innocence.

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Vous avez l’humour fin, la science infuse, l’âme d’un poète, ou vous êtes un virtuose des claquettes ? Vous estimez être digne de figurer dans nos portraits ? Vous avez un projet qui mérite d’être sur le devant de la scène ?

 

Que ce soit pour une déclaration d’amour ou au contraire, nous faire parvenir votre ressentiment, n’hésitez pas à nous envoyer vos missives ou à passer nous voir au 3, Place de la Prison, Quai des condamnés (ça ne s’invente pas !), en bordure du quartier des mages, à Hurlevent !

 

La Rédaction ne s’engage aucunement à vous publier, mais se prêtera à une lecture acharnée de vos missives !

 

Ps : les pigeons voyageurs arrivant en mauvais état sont à la responsabilité de leur propriétaire.

 

Votre dévouée rédactrice en chef, Mairi E. O’Hara.

:ENVOYEZ!VOTRE!COURRIER;

Vous vous sentez l’âme d’un artiste ? D’un tribun, d’un écrivain en herbe, vous avez tout simplement envie de pousser une gueulante ou de déclarer votre flamme ? C’est  en dessous que ça se passe !

 

La rédaction raffole des débats par papier interposés. Vous vous sentez injurié, ou vous voulez rétablir votre version des faits ? N’oubliez pas que vous avez le droit de répondre !

 

Ps : la publication est soumise au bon jugement, et au bon sens, de la rédaction. Nous chérissons la liberté d’expression, tant qu’elle n’est pas expresse. Les propos à caractères racistes, haineux, remettant en cause la parole du  Roy et son application, ou tout simplement emprunts d’une grande stupidité, ne seront pas publiés.

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Cher Je Suis Partout,

 

Ah, vous me donnez du fil à retordre pour vous répondre. Moi qui espérais pouvoir développer quelques traits d’esprit, ou mieux, quelques piques qui auraient pour seul but que de faire rire nos lecteurs, la pauvreté de vos propos me met en grande difficulté.

 

Je pourrais, évidemment, souligner que si vous êtes partout, je ne vous vois nulle part, ou encore aborder la question des pommes, au risque, hélas, de finir par quelques blagues idiotes et tendancieuses, les fruits et légumes n’étant jamais de bon supports pour celui qui s’enhardit à manier l’humour avec délicatesse.

 

Non, à part des pommes, vous ne m’offrez pas grand chose à me mettre sous la dent... Sachez que je considère vos menaces à la légère.

En effet, si vous étiez vraiment sérieux, au lieu de me menacer, vous agiriez. On appelle cela, je crois, l’effet de surprise. Et s’il s’agit que de susciter la peur, je me permets de vous conseiller d’utiliser autre chose qu’un fruit, même cueilli, pour ce faire.

Promis, j’arrête de me payer votre poire. Lorsque vos idées seront un peu plus mûres, n’hésitez pas à me recontacter, cependant.

Après tout, les pommes, mêmes empoisonnées, appartiennent à ce genre de fruit dont la première bouchée est acide, mais la dernière jamais amère.

ÌCOURRIER!DES!LECTEURSÍ

parages changent de sujets ou vous taisent la vérité de peur d'être tristement célèbre ?”

 

Déjà, je suis de ceux qui préfèrent laver leur linge sale en famille. Ensuite, les petits secrets personnels, de coucheries et d’adultères, s’ils sont sans aucun doute les plus distrayants à entendre et à raconter, n’intéressent la rédaction que dans un cercle privé, lorsqu’il se réunit avec ses proches autour d’une chope pour raconter ce qui tient du ragot, et aucunement de l’information. Quant à ceux qui ont des secrets bien plus lourds à porter, j’imagine qu’ils ont déjà le Guet sur le dos, et que le poids d’un garnement n’ajoute que peu à leur fardeau.

 

“Il est regrettable que vous ayez signé cette pétition (celle d’Allifeur Tournepignon N.D.L.R). Le souci quand on est journaliste, est qu'il ne faut pas prendre position.”

 

J’ai signé la pétition d’Allifeur Tournepignon avant de lancer le journal, mais je crois que je le referai sans doute aujourd’hui. La prise de position des journalistes est un questionnement dont je serai ravie, un jour, de débattre avec vous. De mon point de vue, l’un n’empêche pas l’autre, si tant est qu’on est capable de distinguer les deux et de tenir sa plume.

 

“N'avez vous pas peur d'être poursuivie par la Chancellerie et de ce fait qui publierait cette liberté que vous chérissez tant ?”

 

Pour conclure sur une éventuelle crainte d’être poursuivie par la Chancellerie, sachez qu’elle est réelle. Mais, je dirai simplement que ce sont les risques du métier. Croyez-moi, je n’ai aucune envie de me faire passer la corde autour du cou. Et aucune raison de monter sur le billot : tant que je reste raisonnable, les autorités se montrent courtoises. La raison est propre à chacun, mais je vous rassure, la folie ne me guette pas encore !

 

Mairi Elisabeth O’Hara

Cher Père Siffleur,

 

Tout d’abord, je vous remercie, au nom de la rédaction dans son entier, pour la teneur de vos propos et l’envoi de cette missive. En effet, tenir un journal est une expérience fastidieuse, et si ça me permet chaque matin de recouvrir de beurre mes tartines, ça n’en reste pas moins une charge de travail considérable.

 

“Je partais du principe que toutes les vérités ne sont pas bonnes à entendre mais que ce n'était en aucun cas une bonne raison pour les taire.”

 

Pour ce qui est d’une vérité toujours bonne à dire, et sans aucun doute à entendre, je suis ravie de voir que vous partagez mon opinion. Voyez, je suis persuadée que tous les hommes sans exception sont capables de l’encaisser, même la plus déplaisante d’entre elles. Cependant, l’énoncé de celle-ci doit toujours servir un but très simple : faire bouger les choses. Dans quel sens ? Cela n’est pas de mon ressort. Après tout, les habitants de cette ville sont loin d’être des idiots : ils se forgeront leurs opinions d’eux mêmes.

 

“Vous avancez à visage découvert [...] mais à la longue n'avez vous pas peur que les Hurleventois - lorsqu'ils vous voient dans les

Jeuispartout

 

“Mangez des pommes,

elles sont empoisonnées.

 

Quelqu’un qui vous veut du mal”

NOUS RÉPONDONS MÊME AUX CORBEAUX

Père Siffleur

 

“Il manquait un journal de cette trempe en ville. La lecture est fluide, l'humour est utilisé avec parcimonie, les sujets sont sérieux et la vérité est servie sur un plateau d'argent, n'en déplaise aux cachottiers.”

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