"Il ne raconte pas que des bêtises !" Numéro 1
ÌEDITOÍ

Un sujet bien sérieux pour l’éditorial de ce premier - et j’ose espérer, sans doute un peu naïvement, qu’il ne soit pas le dernier -  numéro du Garnement. Sans doute aurais-je préféré vous parler de choses badines, du dernier cabaret en vogue, des gardes-du-corps qui semblent être devenus le dernier accessoire tendance, ou encore de quelques ragots juteux car d’une inutilité frappante.

 

Mais une planète étrangère de la taille d’Azeroth est apparue, donnant du sens à la peur infondée que le “ciel nous tombe sur la tête”. Argus. Un astre hors norme, dont la gangrène et le fel sont visibles depuis les nombreux miradors de la ville, habituellement privilégiés par les amoureux peu farouches qui comptent admirer le ciel étoilé.

 

Maudite soit-elle, cette planète ! Venir interrompre la douce torpeur d’Hurlevent ce huitième mois de l’année. Maudite...! Nous empêchant de nous prêter au bavardage, au badinage, malgré la guerre. Vous me direz, et sans doute à raison, que ces dernières années nous ont apporté tant d’horreurs, que l’on finit par s’y habituer. Et qu’établir un quotidien dans l’adversité est une preuve de courage. Continuant à arpenter la vie du mieux qu’on le peut.

Et oui… Nous ne sommes pas tous des héros, capables de terrasser un démon d’un coup d’épée, de charger à un contre dix et d’en ressortir vivant, d’assommer une harpie d’un coup de coude adroit tout en protégeant la veuve et l’orphelin de l’autre (bras, pas coude, vous l’auriez compris).

Non, nous sommes la veuve et l’orphelin. Des gens extraordinaires par l'ordinaire de leur vie. Des individus qui ont eu plus ou moins de chance sur l’origine de leur naissance, de leur bonne fortune, et qui demeurent héroïques dans leur simple capacité à se lever chaque matin pour accomplir leurs maigres tâches. C’est nous qui faisons vivre le Royaume, en forgeant, cousant, cuisinant, concoctant, en coupant du bois, en soignant et en travaillant la terre. On appelle cela “l’effort de guerre”.

 

Cette chose étant dite, j’en viens au cœur du sujet : a t-on le droit de se questionner, de s’interroger et de s’inquiéter, sans pour autant être considéré comme un fauteur de trouble, qui va à l’encontre de la politique du Roy ?

 

Pour avoir connu, sans doute comme un grand nombre d’entre vous, une vie difficile sur des terres inhospitalières, régies par la loi du plus fort, jamais au grand jamais je ne remettrai en cause le bien fondé du Royaume, la bienveillance du Roy, du simple fait du sang héroïque qui coule dans ses veines. L’ordre vaut toujours mieux que le chaos, si l’on veut que la veuve ait une chance de trouver un

DRAENOR : UN REFUGE POUR NOS ENFANTS ? RETROUVEZ TOUTE LA POLÉMIQUE EN PAGE 2

De l’art de distinguer la liberté de débattre du fauteur de trouble

20 août de l'an 37

nouveau  mari, et l’orphelin un toit au dessus de sa tête et un repas chaud tous les soirs. Non, il ne s’agit nullement de remettre en cause l’ordre établi, mais simplement de témoigner de l’inquiétude sur un avenir plus qu’incertain.

 

On peut accepter une mort plus ou moins héroïque, mais en toute connaissance de cause. Réclamer d’avoir toutes les cartes en main, qu’on soit un grand soldat de l’alliance ou un simple cultivateur. Accepter la douleur de la perte, le danger,  de la sueur, du sang et des larmes, sans pour autant foncer tête baissée vers une mort suicidaire.

 

Avoir le droit de se questionner, ce n’est pas remettre en cause l’intégrité et l’allégeance au Royaume. Ce n’est pas ouvrir la porte à l’effronterie et au chaos, de toute façon, nous nous plierons aux décisions de ceux qui - de nombreuses fois par le passé - ont participé à notre sûreté commune.

 

Avoir le droit de se questionner, c’est simplement montrer que nous ne sommes pas stupides. Que nos propositions ne sont pas forcément rocambolesques, et surtout que l’unité n’est que plus forte lorsque chacun a le sentiment d’apporter sa pierre au phare qui se tiendra, immuable, face à la tempête. Si c’est la lumière de l’édifice qui guide les bateaux pour

leur éviter tout naufrage, ce sont les fondations, ancrées dans la roche elle même, qui le font tenir debout.

 

Je me contenterai d’appeler à l’unité, toujours. Mais à l’unité intelligente, à la bravoure raisonnée, et à l'héroïsme raisonnable. Celui des petites gens que défendent nos valeureux héros, mais seraient-ils réellement héroïques, s’il n’y avait plus personne pour les acclamer et  conter leurs faits d’arme ?

Mairi E. O’Hara

ÌLE!GARNEMENTÍ

Chères hurleventoises, chers hurleventois,

C’est avec un plaisir certain que nous vous présentons ce tout premier numéro du Garnement, un journal satirique sans être frondeur,  perturbé sans être perturbateur, ironique mais jamais hypocrite.

« Où l’on peut rire de tout, mais avec la manière. » Aimez rire, l’humour vous le rendra bien.

 

La Rédaction

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ÌBRAS!DE!FER!A!LA!CHANCELLERIEÍ

C’est par une chaude soirée d’été, le 16ème jour du 8ème mois de l’année, que la Gazette reçoit une missive sous la forme d’un conséquent dossier de la part d’Allifeur Tournepignon. Celle-ci contient une copie d’une lettre argumentée en faveur de l’ouverture d’un portail magique vers Draenor, portail à utiliser en dernier recours pour évacuer la population hurleventoise en cas d’attaque de la Légion ardente. Le président de la Gnome Inc. indique par ailleurs avoir envoyé son argumentation à la Chancellerie, accompagnée d’une pétition qui comporte environ 500 signatures.

Intrigués et dans un devoir de vous informer, le lendemain, nous envoyons une missive à la

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Chancellerie, afin d’obtenir leurs réactions officielles en vue de les intégrer à un article devant paraître au plus tôt. La réponse du magistrat Astagan Lynch ne tarde pas : s’il nous informe qu’il va prendre rendez-vous avec monsieur Tournepignon, il indique aussi, en se référant à l’article DE-23.1, Chapitre II, Des délits, du code des Délits et des Crimes, qu’il interdit toute publication concernant “l’affaire Tournepignon” dans la Gazette de Hurlevent.

Trouvant cette réaction à la fois disproportionnée et infondée, qui questionne ce qui relève ou non de la liberté de la presse et de la liberté d’expression, nous avons choisi de publier, dans ce nouveau journal, la lettre

d’Allifeur Tournepignon. Par ailleurs, celui-ci a rencontré fortuitement le magistrat Lynch, qui lui a proposé un rendez-vous qui aura lieu courant de la semaine prochaine. Dans le but de préparer une argumentation solide, le gnome, accompagné de plusieurs  aventuriers, a décidé de lancer une expédition en Draenor afin de ramener des preuves tangibles de la qualité hospitalière de ces terres, et de leur capacité à recevoir une population aussi nombreuse que celle de la capitale.

Le départ de l’expédition est prévu dans la soirée du 20ème jour du mois d’août.

 

Mairi E. O’Hara

Dossier : doit-on évacuer les civils vers Draenor ?

"Voici à présent plus d'une semaine qu'une planète surplombe les cieux d'Azeroth menaçant notre monde à chaque instant. Un danger aussi urgent qu'effrayant d'une amplitude supérieure à tout ce que nous avons pu connaître jusqu'alors, un danger inquiétant autant dans nos contrées civilisées que dans les milieux sauvages de nos ennemis. Oui, un danger évident que nul ne peut manquer, celui de la Légion serrant les poings pour nous frapper une fois encore. Si évident mais pourtant, malgré l'urgence, aucune mesure n'a été prise par les autorités de l'Alliance, même après une longue semaine, préférant maintenir le calme de la populace plutôt que d'ouvrir les yeux sur cet astre qui nous menace. Lorsqu'on les questionne, les gardes de Hurlevent affirment que la situation est sous contrôle, qu'on ne devrait pas avoir la moindre crainte : Cette planète n'est qu'un reflet derrière un large portail, il ne faut pas y faire attention, ce n'est qu'un détail.  Cependant je ne serai pas complice de cet odieux silence, je ne laisserai pas le Royaume succomber dans l'ingérence ! Je le dis haut et fort, en l'état actuel le moindre accident causé par cette planète deviendrait une immense catastrophe.

 

Mais que cela soit clair, mes propos vont bien plus loin que les déblatérations d'auspices criards, j'ai moi-même, dans une démarche scientifique, cherché à nier mes inquiétudes. Hélas plus j'ai cherché et plus ce que j'ai relevé s'est avéré effrayant. Des quatre coins du monde l'on reporte des terrains soudainement calcinés, des bêtes victimes de combustions spontanées, des accidents toujours provoqués par de petites éruptions gangrenées. Il ne s'agit là que de petits phénomènes qui pourraient sembler anodins, mais les recherches de nos plus émanent gangrologues mènent à des conclusions différentes : des éruptions de plus grande amplitude sont vouées à se reproduire par la nature même de la gangrène; tôt ou tard, celles-ci déchaîneront des vagues d'énergies extrêmement puissantes qui irradieront des pans entiers d'Azeroth. Nul ne sait prédire quels lieux seront touchés par ces éruptions, mais cela pourrait être nous. En vue du risque constant et bien que les effets à long terme de cette planète n'aient pas encore été étudiés, le port du chapeau anti-gangrène devrait devenir une norme obligatoire pour chaque citoyen, en particulier pour ceux qui n'ont pas la chance d'être chevelus.

 

Par ailleurs, plus inquiétant encore, cette planète est présumée être Argus, monde d'origine de nos amis draeneis et ultime bastion de la Légion Ardente. La capacité des démons à voler n'est plus à démontrer et ce n'est qu'une question de temps avant qu'ils ne

reprennent  une attaque. Pour ce petit problème, j'ai bien peur que nous ne puissions pas nous en tirer avec des chapeaux.

 

Bien que j'ai toute foi en la capacité de l'Alliance à contrer les invasions, il s'agit désormais de leur monde entier contre le notre, qui attirera même peut-être le Titan Noir Sargeras ! De toute évidence, de telles batailles provoqueraient des dégâts immenses pour la cité, les citoyens seraient victimes de massacres impitoyables venant des démons. Ils n'auraient pour option que de se cloîtrer chez eux à attendre la fin des combats, ou fuir par le tram en direction de Forgefer.

 

Cependant, il me semble peu probable que Forgefer puisse fournir assez de vivres pour les ressortissants humains en temps d'invasion, surtout si celle-ci est en proie à des effondrements. C'est pour cette raison qu'il me semble important que Hurlevent envisage de nouvelles options pour garantir sa sécurité à l'avenir. Pour cette raison, j'ai donc créé une pétition proposant de réhabiliter le portail au sud de la ville en direction de Draenor, dans l'optique de faciliter l'évacuation des citoyens en cas d'invasion. Par des échanges avec des parts très variées de la population, j'ai pu tirer des retours contrastés, recueillant un peu plus de cinq cent soutiens pour déposer ma pétition. Par ce procédé, j'ai pu isoler plus précisément les peurs impliquées par ma proposition et je vous propose donc de les analyser une à une pour y apporter ma contradiction argumentée."

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Ps : la publication est soumise au bon jugement de la rédaction, et à votre capacité à financer une page de publicité. Pour plus d’informations, n’hésitez pas à prendre contact avec le service commercial du Garnement.

:LA!REQUETE!D!ALLIFEUR; Page 3 Rappel des faits Allifeur Tournepignon, gnome mage et président de la Gnome Inc., investi dans diverses causes depuis un grand nombre d’années, suggère la réouverture d’un portail pour Draenor afin d’évacuer les civils en cas d’invasion de la Légion. Dans le but d’appuyer sa demande devant la Chancellerie, il crée une pétition qui rassemble des centaines de signatures. Retrouvez tout de suite sa lettre ouverte aux autorités que nous avons décidé de publier dans son intégralité !
EXCLUSIF ! La lettre du magistrat Astragan Lynch en page 5
FOIRE DE SOMBRELUNE On va sûrement crever ? Pensez à vous amuser !

Il s'agit de l'argument dont on m'a fait le plus part, qui insinueraient que l'évacuation des citoyens mettrait le royaume davantage en danger; cependant il s'agit d'une dangereuse sur-estimation des capacités du citoyen moyen contre des démons. D'une part, sans la moindre formation au combat même un diablotin peut avoir raison d'un civil. Les combattants aguerris seraient forcés de surveiller les plus faibles tandis qu'ils se battent, constituant une baisse drastique de leur efficacité au combat. Par ailleurs, les plus récentes excursions au Rivage Brisé ont révélé toute l'étendue de la malice des démons dont j'ai été moi-même témoin : Tout ceux que les démons capturent sont tués, et leur âme recyclée pour alimenter leurs moteurs dans un procédé de souffrance éternelle. De ce fait, il me semble préférable de ne pas fournir les habitants d'Hurlevent comme moteur démoniaque; tout comme contre le fléau, il est improductif d'envoyer des individus trop faibles au combat. Nous devons pas être aveuglés par l'arrogance de nos précédentes victoires, restons lucides sur nos capacités réelles de combat. Si malgré tout, vous voulez tout de même que tout le monde reste, je conseille de lancer des formations militaires d'Urgence pour chaque citoyen.

Bien que cette idée puisse sembler recevable, elle ne m'a jamais été avancée par de véritables mages, et à raison. Tout d'abord, puisqu'il s'agit d'une réhabilitation d'un portail déjà existant, les principales perturbations du flux tellurique ont déjà eues lieu. Toute modification qui pourrait y être fait serait en vérité d'un ordre minime et dérisoire.

 

Par ailleurs, pour ce qui est de la crainte des portails détournés, il est important de comprendre le fonctionnement réel de ceux-ci avant d'avoir de telles inquiétudes. Les portails du Kirin Tor sont restreints de façon stricte vers des emplacements sécurisés à faible corruption gangrenée; des circuits fermés et régulés de façon impartiale. Quiconque forme un portail vers un lieu non-réglementé s'expose à être exécuté par les mages de Dalaran qui ne plaisantent pas avec le sujet. La raison de cette démesure repose sur l'importance de ne pas ouvrir les circuits magiques à des lieux corrompus, ce qui n'est plus le cas de Draenor.

 

Malgré tout, cette raison permet de justifier pourquoi aucun portail n'a été utilisé pour aller sur le Rivage Brisé, et pourquoi aucun portail ne pourra mener sur la planète qui nous surplombe.

ÌFOIRE!AUX!QUESTIONSÍ Page 4 Découvrez sans plus attendre les arguments de monsieur Tournepignon, faisant suite à sa lettre. Dans un souci de neutralité, la rédaction a jugé utile de dévoiler au public tous les éléments de cette affaire.

Aller sur Draenor constituerait une fuite lâche qui mettrait Hurlevent en grave danger. Pour sa survie, chaque habitant doit se battre jusqu'au bout.

Draenor est un monde sauvage et dangereux, aller là-bas serait totalement suicidaire ! Voyez ce qui est arrivé aux mages qui ont ouvert le portail !

 Un autre mauvais argument qui ne prend pas en compte des nombreux efforts de colonisation opérés par l'Alliance durant la guerre contre la Horde de Fer. Bien que Draenor soit en effet une terre plus inhospitalière qu'Azeroth, nous avons réussi avec le temps à nous y installer de manière stable et sécurisée. Une fois que les techniques sont maîtrisées, on peut y acquérir un grand nombre de ressources premières, dont des vivres tout à fait comestibles et parfois même appétissants. Par ailleurs, pour ce qui est du portail, il est facilement possible de le rediriger vers l'une de nos colonies. Maintenant que nous connaissons le territoire local la tâche est bien plus aisée que pour les premiers mages en charge de l'opération. Le procédé peut-être contrôlé facilement pour empêcher que des spores prennent le contrôle du cerveau de nos citoyens.

Un tel portail dégraderait les lignes telluriques et serait une porte d'entrée supplémentaire pour les démons dans notre monde !

J'ignore ce qui passe par la tête de certaines personnes, mais voir des civils mourir proche d'eux n'est PAS bénéfique moralement pour un soldat, au contraire ! Je pense que tout soldat sensé aurait le cœur plus léger en sachant ses enfants à l'abri des combats quelque part où ils ne risquent pas leur mort. Par ailleurs, comme je l'ai dis précédemment, Draenor est un espace faible en formes de vies gnomonoïdales qui est donc toujours très riche en ressources premières de qualité. Celles-ci apportent facilement de la nourriture, du bois et du métal, et sont même équipées d'espaces pour les manufacturer. Manifestement, les civils évacués seraient même potentiellement plus productifs là-bas que sous la menace constante des démons. La seule exception valide à cette règle serait pour ce qui est de la place des paysans, qui, en effet seraient totalement dépaysés et auront besoin d'un plus grand temps d'adaptation que le reste.

Mais nos soldats ont besoin de l'aide des civils pour s'alimenter et garder le moral !

Si vous êtes toujours perplexe vis-à-vis de mes arguments, j'ai joint avec mes missives quelques documents annexes afin de vous aider à analyser la situation par vous-même. Ceux-ci impliquent notamment de nombreuses archives du Kirin Tor vis-à-vis des procédés et moyens opérés pour la création du portail originel. Même si le plus important est fait, la réhabilitation demandera également la présence de plusieurs mages compétents en téléportologie, dont j'ai joint quelques feuilles de calcul également. Il est important que le procédé soit commencé le plus tôt possible afin que nous soyons prêts à faire évacuer les citoyens dans les plus brefs délais.

 

Par ailleurs, si vous redoutez un manque d'infrastructure pour héberger les citoyens dans des conditions humainement convenables, je peux m'engager personnellement à rejoindre les colonies de Draenor pour prolonger les grands travaux et assurer que le lieu de destination soit sécurisé, aidé de quelques compétents combattants. Je m'engage en bonne foi et sans exigence salariale, souhaitant prouver que je ne cherche en rien par ce courrier à semer le chaos dans Hurlevent, ou répandre des idées de méfiance contre nos armées. Je m'engage également à créer un guide pratique de la vie draénique qui serait distribué à chaque citoyen évacué pour maximiser sa productivité et ses chances de survie. En des temps comme celui-ci, j'estime qu'une telle opération donnerait davantage de sérénité aux habitants de la cité qu'une absence d'actions. N'ayez pas peur de cette mesure, elle ne serait en rien du tout un "aveu de faiblesse" de l'Alliance, mais au contraire une preuve de l'amour des dirigeants envers leurs peuples.

 

Malgré les importantes oppositions, la majorité des citoyens que j'ai rencontré étaient favorables à la manœuvre et souhaitent qu'elle soit appliquée, cette liste de signatures ci-jointe devrait je l'espère faire foi de cette demande populaire de sécurité. Même si certains ne veulent pas quitter leur domicile quoi qui lui arrive, beaucoup font part de leur vœu de ne pas être un poids pour les héros qui protègeront Azeroth. J'espère que vous saurez prendre les décisions les plus sages en vue de cette pétition dont j'ai fait la défense avec beaucoup d'investissement.

 

Allifeur Tournepignon

Astagan Lynch,

Magistrat de la Cour Royale,

Donjon de Hurlevent,

Hurlevent.

 

 

Le dix septième jours du huitième mois de l'année trente-sept, Hurlevent

 

Madame,

 

J'ai bien pris acte de votre missive dans la journée. J'ai également lu les documents fournis par Allifeur Tournepignon.

 

Pour l'heure je vais convoquer monsieur Tournepignon pour discuter de tout son programme en face à face comme des gens civilisés. Cependant la Chancellerie, aujourd'hui représenté par moi même, Magistrat Astagan  Lynch, refuse la publication de ses missives dans la gazette ainsi que la propagation de ses envies de réouverture d'un portail magique vers Draenor via un média.

 

Si l’apparition se fait dans la gazette, vous serez ainsi tenu responsable de complicité ainsi que publication de journaux ou autres médias allant à l'encontre de la politique du Roy.

 

Mes salutations sincères,

Magistrat Astagan Lynch

Mairi Elisabeth O'Hara,

chroniqueuse à la Gazette d'Hurlevent.

Gazette d'Hurlevent,

Passage de la forge, quartier des nains,

Hurlevent.

Monsieur Astagan Lynch,

 

Je me permets aujourd’hui de publier dans ce modeste journal - que certains considéreront sans doute comme le plus sale des torchons, juste bon à allumer un feu, mais qui aura peut être un semblant d’écho pour d’autres - votre lettre qui fait suite à une demande de ma part de rédiger un article factuel et non engagé, sur la pétition lancée par monsieur Allifeur Tournepignon concernant l’ouverture d’un portail afin de pouvoir, en dernier recours, évacuer la population vers Draenor.

Vous remarquez au prime abord, que je n’utilise pas le levier de la Gazette de Hurlevent, comme “tribune” à la pétition de monsieur Tournepignon. Pour respecter votre formelle interdiction, mais surtout par égard pour monsieur Rislon Milloin et son journal.

 

Par ailleurs, sachez qu’avant de recevoir votre lettre, je n’avais aucune aspiration à “propager les envies (de monsieur Tournepignon) d’un portail vers Draenor”, mais simplement de mener un travail d’information. Si j’ai signé, à titre personnel et comme de nombreux hurleventois sa pétition, je me savais suffisamment professionnelle pour ne pas mélanger les torchons et les serviettes (une expression qui se prête fort bien au contexte !), et le travail journalistique, des convictions personnelles.

 

Cependant, votre refus, accompagné de menaces plus qu’explicites pour qui connait le Code des délits et des crimes, est venu à bout de ce que les biens pensants se plairont à appeler déontologie.  Est-ce faire du tort à la politique du Roy que d’aborder un sujet d’actualité, signé par  un  grand nombre de citoyens ? Est-ce faire du tort à la politique du Roy que d’ouvrir le questionnement sur ce qui relève non pas du batifolage dans nos rues mais de la survie de tous ? Je ne crois pas.

Si la teneur des propos de monsieur Tournepignon appelaient à la rébellion, à la haine ou à l’effronterie, je n’aurai eu aucun désir de les rendre publiques. Mais il s’agit ici de liberté de débattre. De différencier ce qui relève du droit à l’intelligence et au bon sens, à la seule volonté de créer du trouble.

 

C’est pour défendre ce droit que j’ai décidé de publier la lettre qu’a adressée Monsieur Tournepignon à la Chancellerie. Non pas pour appeler à la fuite, allumer la flamme de la panique voir attiser l’incendie de la rébellion, mais pour son droit à exprimer des idées dont les tenants et aboutissants ont un impact sur l’avenir de l’ensemble de la population.

 

Enfin, vous parlez de “complicité”. En publiant sa tribune, je deviendrai complice de monsieur Tournepignon. Pourtant, vous expliquez aussi votre volonté de le recevoir pour discuter “en face à face, comme des gens civilisés”. Je vous avoue avoir du mal à vous suivre : si monsieur Tournepignon est considéré comme opposé à la politique du Roy, pourquoi le recevoir et accepter d’en discuter avec lui ? N’est-ce pas admettre, d’une certaine manière, que ses propos ne sont pas frondeurs mais qu’ils vous sont juste désagréables à entendre ?

 

Aujourd’hui, je publie la lettre de monsieur Tournepignon en toute connaissance de cause. En étant convaincue que ses propos, comme les miens, ne sont en rien défiants envers l’unité du Royaume,  fondamentale en ces temps incertains. En étant convaincue que ses propos, comme les miens, seront utiles à l’ensemble des citoyens d’Hurlevent, qui, je n’en doute pas, sauront se montrer dignes.

 

Une fois passé l’enfance, une vérité effrayante vaut mieux qu’un mensonge rassurant. Pour se battre et mourir digne, en toute connaissance de cause.

 

Je vous adresse mes plus respectueuses salutations,

Mairi E. O’Hara

ÌDROIT!DE!REPONSEÍ ÌLES!MOTS!!DU!MAGISTRAT!LYNCHÍ Page 5 La polémique s’engage : nous avons pris contact avec la Chancellerie afin de lui faire part de notre intention de publier la lettre ouverte de monsieur Tournepignon. Nous souhaitions également obtenir les impressions de la Chancellerie afin de les intégrer à l’ensemble des faits. Voici la réponse surprenante que nous recevons.
La rédaction dans la tourmente Face au refus manifeste du magistrat Astagan Lynch de laisser diffuser l’information au grand jour, et ce, alors qu’aucun mot n’avait encore été couché sur le papier, nous estimons que nous avions un droit de réponse, voire même, un devoir de réponse au nom de la liberté d’une expression censée et mesurée. Voici aujourd’hui notre réponse au Magistrat Lynch. Si la Chancellerie souhaite réagir publiquement à notre lettre ouverte et à la pétition de monsieur Tournepignon, nous nous ferons un devoir de le faire paraître dans le prochain numéro.

Je rencontre Dragonash Blackblade sur les quais du quartier commerçant, à l’endroit même où se tient chaque mardi le Grand Marché. Le forgeron a la trentaine, et elle lui réussit plutôt bien. D’une taille moyenne, l’homme est athlétique. Evidemment, je ne m’attendais pas à rencontrer un rat de bibliothèque, mais la forge et le travail du marteau et de l’enclume sont perceptibles au premier coup d’œil : des muscles noueux à la tenue en cuir, simple et protectrice. Le cheveu est corbeau, épais, noué en catogan. Le regard azur est souvent amusé, parfois tranchant. Il scrute ce qui l’entoure de manière mesurée mais dépourvue de tout cynisme ou de lassitude. Les manières sont simples et le discours sincère sans être franc-du-collier. Dragonash n’a visiblement rien à cacher, et il ne se prête pas – grand bien lui fasse – à cette mode qui n’est pas nouvelle d’associer la curiosité et le désir au mystère.

 

Pourtant,  le destin de forgeron de Dragonash Blackblade était loin d’être gravé dans la pierre. Son prénom est une « erreur de frappe » me raconte-t-il, liée à l’étourderie passagère d’un gratte-papier qui aurait vu passer un dragon à sa fenêtre le matin de sa naissance, qui s’avéra, après vérification de ce dernier et dégrisement en règle, être qu’un simple griffon, sans aucun doute un peu téméraire.

 

Une erreur de frappe, et le voilà affilié à un prénom hors du commun. Les Enfants des Étoiles ont longtemps associé un regard ambré à une destinée épique, avant de ne le considérer uniquement comme un penchant inné pour le druidisme. Si Dragonash m’avoue ne plus se souvenir de son premier prénom, je doute qu’il considère que l’étourderie bureaucratique ait pu, d’une quelconque manière, influer sur sa destinée. D’ailleurs, si le bougre a fini par revenir à l’enclume, plus jeune, il était loin d’accepter l’adage « de père en fils ».

Pourtant, nul doute qu’il a la forge dans le sang, bien qu’il n’en fasse pas étalage. Ce n’est d’ailleurs pas un tort - dans cette époque un peu étrange ou l’on vend la peau de l’ours avant même de l’avoir tué - l’homme n’ayant pas l’orgueil tapageur ou la modestie faussement discrète. Il considère son aïeul comme un maître dans son art, duquel il ne serait qu’un simple successeur.

 

A lui de s’en montrer digne. D’ailleurs, on ressent, outre l’amour filial, qu’il voue une véritable admiration à celui qui fut son père. Pour ses talents d’artisan, évidemment, mais surtout pour sa capacité à l’avoir laissé commettre ses propres erreurs et ses tergiversations afin de tracer son propre chemin, et tous ne mènent pas à la forge.

 

Des erreurs, il en a commises beaucoup. Attiré par une voie beaucoup moins noble que la forge, mais sans aucun doute plus rentable, si l’on est suffisamment téméraire pour ne pas craindre une mort prématurée, la corde autour du cou.

Plus que l’attrait de la richesse facile, le jeune Dragonash semblait sous le charme du frisson de l’interdit, le flirt du danger, comme un papillon tourbillonne inlassablement autour d’une flamme, quitte à s’en brûler les ailes.

 

De ses années à côtoyer des commerçants malhonnêtes et des petites frappes de plus ou moins grande longévité, il en a gardé quelques traces : une cicatrice à l’œil gauche, seul vestige d’une rencontre qui a mal tourné, mais surtout un passage par les geôles de la ville. Ce séjour en prison - outre l’introspection forcée liée au temps libre et à un régime digne du plus rigoureux des ascètes - lui permet de trier parmi la multitude de ses connaissances celles sur lesquelles on peut vraiment compter dans les mauvais jours, qui se résument à son père. Il lui rend visite, le récupère à sa sortie.

ÌDRAGONASH!BLACKBLADEÍ Page 6 CEUX QUI FONT HURLEVENT ENTRE L'ENCLUME ET LE MARTEAU

Sur le point de retomber dans ses vieux penchants, il rencontre une femme qui lui tient tête et qui deviendra plus tard Madame Blackblade. “Elle m’a mis une sacrée correction”, raconte -il, le sourire aux lèvres. Comment ? Je n’ai pas osé demander. Quoi qu’il en soit, elle l’encourage à accepter son héritage. Les deux semblent aussi unis que la faucille et le marteau, dans la vie comme dans les affaires.

 

Aujourd’hui, nul doute que l’artisan est un passionné. Lorsqu’il évoque son plus bel ouvrage, « l’exécutrice cœur de lion », ses traits s’illuminent pour ne refléter qu’un plaisir évident, presque enfantin. Plus forgeron que chevalier, il décrit ses créations et sa difficulté à travailler le foudracier, qui lui demanda près d’un mois de travail.

 

« C’est en forgeant que l’on devient forgeron » résume parfaitement l’état d’esprit de Dragonash. Il a récupéré les plans, parfois rares, dont disposait son père, et les a étoffés. Il s’est renseigné sur la pierre, et cherche encore deux plans pour parfaire ses connaissances. Je ne doute pas qu’il parviendra à les dénicher, mais une fois chose faite, de nouveaux s’ajouteront à la liste. Les quêtes sans fin sont souvent les meilleures, et le forgeron ne garde qu’un seul principe, l’envie.

 

C’est sur ce critère simple et efficace qu’il a lancé le Grand Marché, et qu’il recrute désormais de nouveaux artisans aux spécialités diverses.

C’est encore sur ce critère qu’il a fini  par apprendre le métier de son père, mais aussi à se servir de ses épées, car « manier une arme permet de mieux la comprendre. La comprendre permet de mieux la forger ».

Enfin, c’est de l’envie qu’aboutit un travail bien fait. Et du travail bien fait qu’il semble tirer l’essentiel de sa fierté.

 

Une fierté qui est loin d’être celle, tape à l’oeil, du dragon. Mais qui traverse les années avec une détermination sans faille.

 

Mairi E. O’Hara

:cOURRIER!DES!LECTEURS;

Vous vous sentez l’âme d’un artiste ? D’un tribun, d’un écrivain en herbe, vous avez tout simplement envie de pousser une gueulante ou de déclarer votre flamme ? C’est à la fin du journal que ça se passe !

 

La rédaction raffole des débats par papier interposés. Vous vous sentez injurié, ou vous voulez rétablir votre version des faits ? N’oubliez pas que vous avez le droit de répondre !

 

Ps : la publication est soumise au bon jugement, et au bon sens, de la rédaction. Nous chérissons la liberté d’expression, tant qu’elle n’est pas expresse. Les propos à caractères racistes, haineux, remettant en cause la parole du  Roy et son application, ou tout simplement emprunts d’une grande stupidité, ne seront pas publiés.

Le saviez-vous ? Les apothicaires font souvent recette durant les mois d’été, en écoulant un stock considérable d’élixirs gnomiafine, du nom de son célèbre inventeur.

 

Le saviez-vous ? Le tram en direction de Forgefer est particulièrement bondé en été. A croire que personne ne résiste à la volonté d’aller prendre un peu le frais. Attention cependant à éviter tout moment de disgrâce. Le  « collé serré » en heure de pointe n’est souvent apprécié que des habitants de la Baie.

 

Mais l’arrivée de l’été marque aussi le passage de drôles d'énergumènes. Qu’ils se complaisent à faire courir le garde du Guet Urbain dans toute la ville sous un soleil de plomb pour la faire passer du stage de grillade « saignante » à « bien cuite », ou à agresser les pauvres bougres ayant astucieusement choisi de faire une petite sieste au cimetière d’Hurlevent ; ils représentent  une rencontre au mieux d’un mortel ennui, au pire d’un ennui mortel.

 

Afin de traverser l’été en toute sérénité, la rédaction vous dresse une liste, non exhaustive, des conseils suivants :

 

 

- Évitez tout individu habillé entièrement en noir : cela peut vouloir dire plusieurs choses, toutes plus contrariantes les unes que les autres.

 

  1. L’individu ne peut s’exposer au soleil. Donc il ne sort pas, ne boit pas, ne rit pas. Il s’agit sans doute d’un Chevalier de la Mort, ou pire, d’un bibliothécaire.
  2. L’individu est en deuil. Et il fait trop chaud pour que vous lui prêtiez une épaule compatissante, de peur qu’il laisse une marque moite sur le cuir de votre dernière trouvaille.
  3. L’individu est un individu dangereux. En général, il porte alors un masque pour ne pas se faire reconnaître. L’application de cette idée semble somme toute farfelue, car l’individu, le seul masqué en ville, en deviendra si ce n’est reconnaissable mais pour le moins connu.
  4. L’individu cherche à se donner une allure d’adolescent rebelle et torturé. Une mode très répandue en période estivale. Il ne rêve sans doute que de vous aborder pour que vous guérissez son cœur. Mais si vous n’êtes pas amateur de puzzle et de romance épisodique, fuyez.

 

- Refusez le syndrome du provincial en ville : vous aussi, avouez-le, vous ne supportez plus ces fringants paladins dépareillés, tout juste débarqués de la pampa pour s’encanailler, qui ont sans doute consommé tant de feuillerêve qu’ils prétendent se nommer Illidan, Grisetête ou Jaina (le dernier étant, à leur décharge, un prénom visiblement en vogue chez les petites filles) et qui donnent lieu à un curieux langage de sourds qui se termine bien souvent en duel, devant l’entrée des Héros de notre chère capitale.

 

La tourista : maladie récurrente dont les symptômes n’apparaissent qu’à la période estivale. Si les touristes sont une source indéniable de richesse pour les commerçants d’Hurlevent, ils n’en demeurent pas moins agaçants.

Ils débarquent par paquet de douze, en général d’un navire en provenance de Kalimdor. Souvent en rangs d’oignons, parfois solitaires et perdus. Ils ne parlent pas la langue, et se font arnaquer par le premier vendeur de masque venu. Parfois, poussé à bout, vous leur indiquez une mauvaise direction dans l’espoir malsain qu’ils se retrouvent au Bar Tabasse plutôt qu’à la Chope sucrée… Et vous appréciez grandement  lorsqu’ils payent 4 pièces d’argent un godet de cidre que vous auriez refusé, même offert.

 

- Investissez dans une paire de cache-oreilles (et ce quelque soit la température) : malgré le risque d’une trace de bronzage disgracieuse, ils sont l’unique moyen de préserver votre ouïe de l’appel irrésistible des sirènes qui voudraient vous transformer en héros d’un jour. Hurlevent l’été est plus bruyante qu’un nid de harpies, et la tradition veut qu’un Hurleventois en détresse se mette à hurler dans toute la ville, ameutant une large foule de sauveteurs plus ou moins expérimentés et les candidats refoulés au poste du guet. Le pire revient à la difficulté de localiser la potentielle victime. “Mais t’es où ?” “Mais t’es pas là !”.... Une musique qui relève plus de la cacophonie que de la symphonie, à rendre dingue toute personne recherchant un tant soit peu de calme dans la capitale.

 

- Résistez à l’appel de la nudité : vous n’en pouvez plus, sous cette armure ou ce plastron de cuir. Et cette eau… si claire, si limpide. Une invitation à se désaltérer. Que nenni ! Ne succombez pas à l’appel de l’étang d’Olivia. Vous risqueriez de vous faire chiper vos vêtements par une bande de garnements (La rédaction nie tout lien de causalité) et de devoir rentrer chez vous dans le plus simple appareil. Pour le plus grand plaisir des moqueurs. Sachez cependant que l’attentat à la pudeur est considéré comme un délit selon l’article DE-8,1, Chapitre 2 – Des délits, du code des Délits et des Crimes, tome 1. Plus discret, mais tout aussi piège, évitez l’erreur du débutant qui consiste à attirer votre dernière conquête dans la grange non loin, la file d’attente est longue avant d’y accéder, et l’hygiène est loin d’être au rendez vous. De plus, la garde ne manque jamais d’y faire une descente. Le genre à étouffer dans l’oeuf toute romance prometteuse.

 

- Les clés pour reconnaître un individu souffrant de schizophrénie sévère : il est en général plus armé que le Guet Urbain lui-même. Blessure de guerre apparente, bien qu’il semble ne pas dépasser les vingt-cinq ans. Des tatouages à l’encre noire pour le côté mauvais garçon, mais un sourire mièvre au moindre compliment. Il est volatile, et pourra vous faire payer le refus d’un simple verre par un coup d’épée meurtrière, qu’il aime à surnommer « Tempête », « Vipère », ou encore « Audace » pour les plus téméraires. Visiblement, il n’a pas encore choisi son camp. Il devra d’ailleurs souvent vous fausser compagnie de manière soudaine à l’heure du dîner, par peur de subir les foudres de sa mère, qui visiblement, tente coûte que coûte d’améliorer son éducation. En général, l’individu schizophrène est souvent drapé de noir.

 

Mairi E. O’Hara

Page 7 Survivre à Hurlevent, l’été : suivez le guide !
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Nous recherchons des plumes acérées, des écrivains en herbe, des pigistes du dimanche, des dessinateurs appliqués, des philosophes à deux sous, des ingénieurs ayant raté une carrière dans les ponts et chaussées, et des dagues en mousse qui évitent de se faire mousser. Manchots et grands animaux autorisés, tant que vous avez suffisamment de finesse pour nous le faire oublier. Evidemment, le Garnement s’engage à ne pas payer ses salariés au lance-pierre.

 

Toute candidature sera étudiée avec une attention basée sur les commérages, les non-dits et la subjectivité. Idiots du village s’abstenir.

Ah, les beaux jours… ils recouvrent Hurlevent d’une délicate torpeur. Les dames, chanceuses, font alléger leurs jupons. Les hommes les plus coriaces se contentent d’affronter un ennemi inavoué, le soleil, qui les fait cuire, lentement, sous leurs épaisses armures.

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Ps : les pigeons voyageurs arrivant en mauvais état sont à la responsabilité de leur propriétaire.

 

Votre dévouée rédactrice en chef, Mairi E. O’Hara.

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