"Il ne raconte pas que des bêtises !" Numéro 4
ÌEDITOÍ

“Vous êtes Hedera…”

“Vous êtes la tribune de la Garde…”

 

Non, chers lecteurs. Nous sommes simplement le Garnement. Et on compte bien se faire entendre en tant que tel. Mais visiblement, puisque ce simple fait demeure opaque tant pour ceux qui veulent voir tomber l’ordre établi que pour ses plus fervents défenseurs, le Garnement se permet - il n’est pas coutume - d’exposer une petite leçon qui, il l’espère, éclairera vos lanternes.

De l’art de définir un Garnement Les aspirations du Garnement

Le Garnement se veut une tribune ouverte aux débats, pour laisser le moyen à tous de s’exprimer. C’est dans cette idée que nous avons publié la tribune de Allifeur Tournepignon mais aussi la réponse du Chancelier Al-Rakim ; la lettre du Père Bugli et la réponse des clercs de la Cathédrale, le Guet Urbain et… Ah mince. Il n’y avait personne pour répondre.

 

Avant de donner un avis, il faut pouvoir se renseigner. C’est la seconde motivation du Garnement : tenter de délivrer une information fiable à tous, sans langue de bois. La vérité se suffit souvent à elle même, et les lecteurs sont suffisamment malins pour en tirer les conséquences.

 

Enfin, le Garnement est partisan d’une seule cause, et il ne s’en est jamais caché : d’un code des délits et des crimes qui se doit d’être plus précis, plus juste, et accessible à tous ceux qu’il concerne. Pourquoi ? par simple souci d’égalité. Nous sommes tous responsables devant la justice de notre Roi. Si ce sont des hommes - élus, et nommés par des élus - qui sont en charge d’écrire la justice autant que de la rendre, qu’ils commencent par encadrer leurs propres prérogatives. Par des articles, précis et clairs, plus que par quelques phrases glissées habilement que n’importe quel tribun, même garnement, serait capable de faire.

En conclusion CHANCELLERIE : Qui sont les plus proches collaborateurs de notre Roi ? Exclusif pour le Garnement : De nouvelles élections à la Chancellerie annoncées ! Rendez vous en page 4
02 octobre de l'an 37

A ceux qui sont Hedera, ou ceux qui nous considèrent comme le porte parole de ce  mouvement (Du point de vue de la Rédaction, le sentiment est plus proche, actuellement, à celui de Bouc émissaire, NDLR), arrêtez de nous envoyer vos candidatures et allez donc frapper à une autre porte. Nous défendons la liberté d’information, la pluralité des opinions, et une justice juste.  Rien d’autre.

 

A ceux qui nous accusent d’être la tribune du Guet Urbain, de la Chancellerie ou de qui sais-je d’autre, remontez-vous donc les manches. Vous avez du solide, de quoi râler ? Vous êtes témoin d’une injustice ? Et bien, notre porte vous est grande ouverte et notre oreille attentive.

 

Il est temps de vous mouiller un peu ! Et ce, quelque soit vos idées. Bas les masques, haussez le ton et faites vous entendre. Signer un papier n’a jamais tué un Garnement, et vous verrez, l’eau n’est finalement pas si froide.

 

Mairi E. O’Hara

Les certitudes du Garnement

Le Garnement se fiche comme d’une guigne de votre race, de vos convictions, de votre statut, et ce que vous soyez noble, miséreux, défenseur de l’ordre, révolutionnaire, sur le chemin de la rédemption ou un pied dans la tombe.

Le Garnement n’est pas manichéen, ne voit pas Azeroth en noir et blanc mais dans la multitude de gris qui le compose. Même à travers un regard enfantin, il est capable de voir qu’il n’y a pas de “gentils”, et de “méchants”, mais du bon et du mauvais partout, que l’on porte le tabard bleu et or ou que l’on ait passé plus de temps à observer le monde derrière les barreaux d’une cellule qu’à l’arpenter à l’air libre. Il laisse sa chance à tous, car les plus belles histoires viennent souvent de la bouche de ceux qui n’ont pas l’occasion de les conter ou le pouvoir d’être écouté.

 

Le Garnement est engagé dans une quête de vérité. Engagé, et indépendant, quoi qu’en dise les moqueurs de tout bord qui se contentent d’attendre sagement de recevoir l’information, si possible dans une cuillère en argent. Venez donc couper quelques légumes pour faire la soupe, avant de vouloir la déguster. En général, elle est meilleure chaude !

 

Enfin, le Garnement est là pour relater la vie en Hurlevent et ailleurs. Pour mettre sur le devant de la scène ceux qui se cachent derrière les rideaux de soie pourpre. Pour parler aussi bien d’un concours de mangeurs de saucisses que de la refonte du Code des délits et des crimes.

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Page 3 « Pour 64% d’entre vous, la Chancellerie se doit de rendre des comptes au peuple, sans distinction de sang ou de race.»

une très grande majorité d’entre vous : affaires urbaines d’un côté et relation avec les citoyens ; et de l’autre fonction de juge et de législateur. Vous êtes d’ailleurs 79% à avoir eu affaire une fois ou plus à la Chancellerie, souvent dans le cadre d’une affaire urbaine (de gestion cadastrale des locaux) ou dans le cadre de votre profession (notamment pour les gardes du Guet Urbain). Vos connaissances sont bien plus floues en ce qui concerne les prérogatives du juge : sont-elles entre les mains de la Chancelière Faral ou de l'État-Major (selon le Code des délits et des crimes, cela dépend du type de crime - délit commis), la question demeure vague à vos yeux. Certains soulignent aussi, de manière non dépourvue d’humour, “l’ouverture” et “l’accessibilité” de notre chancelier aux affaires Urbaines, notamment pour ce qui est citoyennes non dépourvues de charme. Sujet bien moins frivole, près des trois quart d’entre vous estiment avoir été “témoin” d’une injustice venant de nos autorités.

 

Connaissance relatives au statut des magistrats et des chanceliers

 

Aie ! C’est là que le bât blesse. N’en déplaise à notre sondé qui a répondu dans son questionnaire que le Garnement ferait mieux de s’informer comme l’est “le bon peuple de Hurlevent”, le niveau d’information de l’hurleventois demeure au raz des pâquerettes sur le sujet. Vous êtes 40% à nous dire que les Chanceliers sont “théoriquement” révocables, mais vous ignorez par qui et dans quelles conditions. 25% expriment simplement leur ignorance totale en la matière.  Ils se contentent de supposition, estimant

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Déjà, la Rédaction tient à vous remercier ses lecteurs et l’ensemble de la population de leurs très nombreuses réponses. Visiblement, l’hurleventois n’a pas la langue dans sa poche, qu’il s’agisse de critiquer, d’allouer, ou mieux, de faire des propositions ! Dans un soucis de transparence, nous ouvrons nos bureaux à qui veut avoir accès aux résultats “brutes (de décoffrage ?)” de ce sondage. Nous avons d’ailleurs, pour des raisons de logistiques, décidé de stopper l’ouverture de vos réponses le 27ème jour de ce mois.

Sur l’ensemble de vos retours, aucun d’entre vous n’a participé à l’élection du début de l’année 34. Rien d’anormal à cela, car celle-ci était un suffrage censitaire réservée aux nobles du Royaume d’Hurlevent, et le sang bleu a été peu nombreux à nous répondre. Concernant les élections elles mêmes, vous êtes près de la moitié (47%) à déclarer ne “rien savoir” sur le déroulé du suffrage. 10% d’entre vous ignorait même qu’une élection avait eu lieu, pensant à une simple nomination. Pour le reste, vous êtes 21% à détenir quelques informations (que nous nous attacherons à détailler dans les pages qui suivent), et 22% à être très bien informés.

Nous avons décidé de lancer une grande enquête d’opinion, afin de mieux cerner les connaissances et les attentes de la population vis à vis de l’institution qu’est notre Chancellerie. Dans ce dossier, nous vous rapportons d’une part les grandes tendances de ce sondage, et d’autre part, nous avons tâché d’éplucher les archives et de questionner des témoins et les principaux concernés afin de vous éclairer davantage sur la Chancellerie qui, si elle est considérée comme utile par une très grande majorité d’entre vous, demeure cependant opaque.
:DERRIERE!NOTRE!SONDAGE;

Comme prévu, la population de Hurlevent est disparate : la moitié (46%) de nos sondés se sont déclarés être des hommes ! Les titans nous préserve d’avoir gardé le questionnaire entre les murs de la capitale, les sondés restants sont évidemment… des femmes.

 

Concernant les professions, celles-ci sont très diverses : Environ 60% d’entre vous sont des civils (marchands, forgerons, joailliers, cuisiniers, médecins, alchimistes sont les professions qui sont revenues le plus, ou encore simples rentiers et bourgeois). Les membres du Clergé ont eux aussi répondu à l’appel, avec près de 20% d’entre vous qui se déclarent comme paladins ou prêtres. Les miliciens du Guet Urbain et les militaires ne sont pas en reste (environ 20%).

 

Pour vos origines, elles sont elles aussi très hétérogènes : 30% d’entre vous viennent du Royaume de Lordaeron, 22% sont nés à Hurlevent ou en Elwynn. Quant au reste, vous êtes nombreux à être originaires de Gilnéas, ou à appartenir aux races de nos alliés de l’Alliance.

Connaissances relatives

aux élections du Chancelier des

affaires urbaines

Pour le reste, vous êtes 21% à détenir quelques informations (que nous nous attacherons à détailler dans les pages qui suivent), et 22% à être très bien informés. Pour ces derniers, ils ont en général eu à faire de nombreuses fois à la Chancellerie, que ce soit par leur statut ou leur profession.

Grand sondage d'opinion LES DESSOUS DE LA CHANCELLERIE

Connaissances relatives aux missions de la Chancellerie

65% d’entre vous estiment connaître le nom des deux chanceliers et du magistrat qui composent l’institution. Les autres n’en ont qu’une idée partielle, en générale liée au simple fait d’une figure qu’ils ont rencontré dans la rue. En ce qui concerne le rôle de la Chancellerie, celui-ci semble plutôt clair pour

notamment que “si un homme élu, il doit sans doute être révocable”. De même concernant la durée d’un mandat. Vous êtes très nombreux à penser qu’ils ne sont pas nommés à vie, sans pour autant savoir avec exactitude la durée de leur mandat dans le temps.

 

Connaissances relatives au Code des délits et des crimes

 

La totalité des sondés connaissent notre Codex. La moitié d’entre vous (48%) estiment le connaître et le comprendre. Quant à son utilité, elle ne fait aucun doute : 87% des sondés considère le Code des délits et des crimes utile, mais après tout, il ne s’agit sans doute que de disposer d’un peu de bon sens… Par contre, 65% l’estiment injuste, et ce, pour des raisons très diverses, dont nous allons tâcher de vous faire un résumé exhaustif :

 

Certains appellent à davantage de clarté de nos lois, que ce soit pour définir davantage les notions de “légitime défense”, de “trahison”. Une critique récurrente semble liée à la peur que les lois, par leur manque de précision, soient “détournées, interprétées” par ceux qui les appliquent.

D’autres ont des revendications bien plus concrètes : “durcir les peines”, “maintenir la peine de mort”, la “rééducation de force”, l’acceptation des races de l’Alliance dans l’Urbaine pour “avancer avec notre temps”, ou encore “ajouter un passage sur les personnes en danger”. Plusieurs ont aussi souligné le chapitre concernant les Worgens, qu’ils estiment injuste et discriminatoire, notamment le fait qu’on leur interdise l’entrée sous cette

forme dans les bâtiments publics. D’autres remarquent, non sans manquer d’humour, que certains articles du Code ne sont pas réellement appliqués car inadéquats, comme celui relatif à l’occupation des lieux publics par des groupes de plus de 20 personnes, expliquant notamment avoir rencontré la Garde “aux soirées de Veillées de contes” qui attirent en général la foule, ou simplement surveiller la Place Faol, qui regroupe souvent bien plus de vingt badauds.

Certains, enfin, réclament une mise à jour du Code des délits et des crimes (dont nous vous parlons dans un autre article de ce numéro), notamment concernant les Illidaris, dans la continuité de la manière dont cela a été fait pour les worgens et les chevaliers de la mort…

 

Ce qu’il faut retenir (ou pas) de tout ça

 

Vous en retiendrez ce que vous voulez. Le Garnement se contente de souligner que, pour une très grande majorité d’entre vous, tous genres, races, statuts et fonctions confondus, vous jugez que le Code des délits et des crimes est indispensable au bon fonctionnement du Royaume et de la Ville de Hurlevent. Que l’action de la Chancellerie est elle aussi utile, mais mériterait à être précisée et surtout mieux encadrée en ce qui concerne le statut de ses fonctionnaires. Que vous débordez d’idées, de revendications diverses, sans doute légitimes et sans aucun doute avisées, et enfin, le plus essentiel à nos yeux, que même contre mauvaise fortune bon cœur, vous ne manquez pas d’humour.

 

Mairi Elisabeth O’Hara

 

ÌFESTIVAL!DE!LUTTEÍ

Le vingt-deuxième jour du neuvième mois de l’an 37 se sont tenues les demi finales de la Coupe d’Azeroth de Lutte dans une arène en Pandarie. Quatre champions se sont affronté sans pitié au nom du groupe qu’ils représentaient : les célèbres nains du Clan Forgerage, les ingénieurs d’Allen Industrie, les coeurs vaillants de la très noble Maison du Coeur-de-Lion et les mercenaires de la Feuillerêve du Cap.

 

De ces combats acharnés sont sortis vainqueurs le Clan Forgerage et la Maison du Coeur-de-Lion qui iront respectivement disputer la “Gande finale” le 13ème jour du dixième mois, les deux équipes perdantes s’affrontant elles aussi pour déterminer qui aura la troisième - et la quatrième place.

Ces évènements sont organisés par la Qualité Longue-Barbe, en partenariat avec Katsou Industrie, Allen Industrie et les libérateurs du village de Havrefiel.

L’an 33 est marqué par l’apparition d‘un nouveau titre à la Chancellerie, celui de “Haut Chancelier”. Il est donné au Duc de Edenblow, qui - selon les dires de Rislon Milloin, Rédacteur en Chef de la Gazette de Hurlevent et qui nous a retracé ce pan tourmenté de notre histoire - s’est octroyé lui même ce titre, profitant de l’absence inexpliquée de quelques mois de la Chancelière Farral. Durant ces quatre mois mouvementés en tant que Haut Chancelier, le Duc sera suspecté de nombreux méfaits. Cependant, ce ne fut pas prouvé, et  - du moins est-ce la version officielle - il s'éteignit en homme simple, dans son sommeil un soir du 12ème mois de l’an 33, sans être réellement inquiété par la Justice.

 

Le vice Chancelier Ozrik, qui secondait le Duc de Edenblow, prend sa place et récupère la fonction de Haut-Chancelier, titre qu’il dissout par la suite, alors que la Chancelière Farral réapparaît en ville.

Ozrik subit de nombreuses attaques, d’autant plus qu’entre le mois d'août de l’an 33 et février de l’an 34, une vague de criminalité sans précédents s’abat sur Hurlevent, notamment avec des terroristes à la “bombe”. Si le Chancelier Ozrik s’en échappe à plusieurs reprises, la chance tourne en ce vingt-sixième jour du douzième mois de l’an 33, et il est abattu dans une ruelle de plusieurs coups de dagues et tirs de fusil.

 

Feu Ozrik avait rédigé un testament dans lequel il appelait à une élection réunissant “de  grands électeurs” tant de la Noblesse que du

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EXCLUSIF ! POUR LE GARNEMENT VERS DE NOUVELLES ÉLECTIONS AU POSTE DE CHANCELIER DES AFFAIRES URBAINES

Lors de notre entretien avec la Chancelière Farral, Présidente de la Cour de Justice Royale, celle-ci nous a indiqué que monsieur Al-Rakim, arrivé à son poste après les élections de l’an 34, occupait ses fonctions pour une durée de 5 ans. Ainsi, de nouvelles élections auront lieu, sans doute courant l’année prochaine, en l’an 38. Elles seront encadrées de manière différentes des précédentes : si, comme précédemment, le scrutin sera ouvert à de grands électeurs, c’est à dire les membres de la Noblesse et du Clergé, il devrait aussi concerner, selon les dires de la Chancelière,  certains notables de la société civile. Quant aux potentiels candidats, sans doute devront-ils correspondre aux mêmes critères de sélection.

ÌELECTION!DE!34Í Quelle période troublée fut la fin de l’année 33 et le début de l’an 34. Face à la méconnaissance totale de cette période d’une très grande majorité de nos lecteurs, le Garnement a dépoussiéré quelques archives et a récolté quelques témoignages afin de vous offrir un récit le plus fidèle possible des évènements. Coup de projecteur !

Clergé, disposant d’un fond pécuniaire important. Les candidats, eux aussi, doivent appartenir à l’une des deux castes. C’est son testamentaire Frédéric Husserl, caporal au Guet Urbain, qui se charge d’organiser ces élections. Le pauvre homme finit assassiné à son tour, mais les élections sont déjà lancées et voient quatre candidats s’affronter au cours du mois de janvier de l’an 34 : deux pour le Clergé, avec Khassim Al-Rakim et Delphia Carrard, et deux pour la noblesse de Hurlevent, via les candidatures de la comtesse Telyshka Von Tarkin et le Duc Vanir de Monsor. La Comtesse, soupçonnée de complots et de meurtre - entre autre - est écartée de l’élection.

 

C’est le Duc Vanir de Monsor, le favori de la Noblesse, qui remporte l’élection, en arrivant premier avec dix voix sur 22 bulletins de grand électeurs qui se sont exprimés.

 

Vanir de Monsor devient Chancelier le dix-neuvième jour du premier mois de l’an 34. Mais il ne fera pas long feu, disparaissant de la Capitale et de la vie politique du Royaume quelques mois plus tard, à l’été de la même année. Certains semblent dire qu’il n’a pas résisté à la pression, quoi qu’il en soit il n’a depuis, semble t-il, donné aucun signe de vie.

 

Khassim Al-Rakim, arrivé en seconde position aux élections (avec sept voix sur 22 bulletins exprimés), reprend alors la fonction, qu’il occupe depuis plus de trois années.

 

Mairi Elisabeth O’Hara

Meurtres, complots et grands électeurs
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ÌBANQUE!DE!PLATINEÍ LA FORTUNE SOURIT AUX AUDACIEUX

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FONCTIONNEMENT ET ENCADREMENT DE LA CHANCELLERIE Eclairage des principaux concernés

La Cour de Justice Royale

 

La Chancelière Farral est Présidente de la Cour de Justice Royale. Elle a une fonction de législateur (via le pouvoir de légiférer, c’est à dire d’écrire les lois concernant les affaires et l’organisation internes au Royaume) et de Juge (en participant à certains procès relatifs à des crimes).

 

Le Magistrat Lynch, nommé par la Chancelière il y a quelques mois, dispose lui aussi du pouvoir de légiférer et endosse la fonction de Juge, notamment en ce qui concerne les affaires civiles. Il explique ainsi que la Cour de Justice Royale “apporte des jugements sur les prisonniers, tenir la défense du Royaume contre les individus passant à un tribunal (...), et des affaires plus civiques comme trancher les gardes d’enfants et les adoptions.”

 

La Chancellerie des affaires urbaines

 

Elle est sous la direction du Chancelier aux affaires Urbaines, monsieur Al-Rakim. Celui-ci considère la Chancellerie comme une simple “administration”, dans laquelle il ne serait qu’un “employé de bureau”. Une vision humble, alors que les missions dont il s’occupe sont conséquentes. Selon la Chancelière Farral, monsieur Al-Rakim a un pouvoir réglementaire qui lui permet d’appliquer ses décisions dans son domaine. Il est aussi chargé de la gestion du cadastre, de l’emploi et de la répartition des locaux. Astagan Lynch ajoute, qu’au delà de cela et contrairement à la Cour de Justice Royale qui doit se tenir en retrait, il fait office de “figure politique, qui se montre vers le peuple pour faire passer des messages ou l’écouter”.

Le Chancelier Al-Rakim n’a pas le pouvoir de créer des lois, mais il conseille la Chancelière Farral en la matière, notamment en ce qui concerne la future refonte du Code des délits et des crimes.

La Chancelière Farral a été nommée par le Donjon de Hurlevent, c’est à dire le Roi et - ou - ses proches conseillers. Elle même a le pouvoir de nommer et de révoquer les Magistrats. Ainsi, monsieur Alan Thorne ayant disparu de la vie publique et politique de Hurlevent, celui-ci n’est plus considéré comme Magistrat. La Chancelière ajoute qu’en l’instant, elle ne cherche pas à le remplacer.

La Chancelière elle même n’est révocable que par décision du Roi ou du Donjon de Hurlevent, sauf procédure particulière. Elle indique n’avoir ainsi à “rendre aucun compte à aucune institution civile”, soulignant par ailleurs qu’elle n’a “elle même aucun pouvoir sur ces institutions.”

 

Ainsi, concernant la durée des mandats des membres de la Cour de Justice Royale, ceux-ci ne semble pas être limités dans le temps, bien qu’ils demeurent révocables.

 

Par ailleurs, le Chancelier aux affaires Urbaines a pris poste suite à une élection (Cf. notre article sur les élections de l’an 34, NDLR). Si monsieur Al-Rakim nous explique  que “les fonctionnaires du Royaume ne sont pas spécialement “révocables”, hormis par le donjon”, Dame Farral ajoute que, si elle n’a pas de pouvoir de révocation directe sur le Chancelier des affaires urbaines, le mandat de celui-ci s’étend sur une durée de cinq années.

 

Enfin, Dame Farral nous explique qu’il existe une procédure mutuelle de destitution pour faute grave entre le Chancelier Al-Rakim et sa personne. Par faute grave, il faut comprendre un “abus de pouvoir caractérisé et répété, l’enrichissement personnel, la trahison”, ou plus simplement “une conduite indigne entachant la fonction”. Quant à la procédure elle même, elle revient au dépôt d’un recours devant une commission composée de conseillers du Roi. Les deux partis sont alors entendu, comme dans un procès classique.

La Chancellerie est actuellement composée de deux Chanceliers en les personnes de Gwaenadynn Farral et de Khassim Al-Rakim ; ainsi qu’un Magistrat, monsieur Lynch.

Les fonctions de la Chancellerie Royale Le statut des membres de la Chancellerie

Remodelage d’envergure ou simple retouche ?

 

Monsieur Al-Rakim, contacté par la Rédaction, nous a informé que “la refonte du code des délits et des crimes (...) a été commencée vers le début de l’été et sera terminée lorsqu’elle sera terminée”. Pas de date précise donc, mais l’indication qu’elle donnera lieu, comme pour la grande révision précédente, “à une annonce officielle et des exemplaires imprimés”.

Peut-on réellement parler de “grande révision” ? Difficile à dire, pour l’instant.

 

Cette révision a, selon le Chancelier préposé aux affaires Urbaines “vocation à corriger quelques détails et rendre certaines peines plus cohérentes (...), certains crimes et délits ont été reformulés de manière à être - encore - plus clairs et à limiter les interprétations.”

 

De manière plus concrète, il n’y a pour l’instant que des pistes qui pourraient être sujettes à changement : l’encadrement des listes de magies autorisées (plus que les listes de magies interdites), la modification de la législation sur les Gilnéens et sur les worgens (qui viserait, selon le Magistrat Lynch, une meilleure compréhension en éclaircissant les “phrases incompréhensibles”), mais aussi de nouveaux articles concernant l’encadrement des duels à mort.

 

Par ailleurs, un nouveau chapitre dit “Des définitions” serait entièrement consacré “aux définitions en lien avec les articles pour permettre à tout le monde de comprendre”. Difficile de dire si ces précisions vont permettre de dissuader davantage les malfrats, ou/et d’encadrer au mieux nos autorités lorsqu’elles rendent la justice... Au moins, nous sommes tous prévenus !

 

Mairi E.lisabeth O'Hara

REFONTE DU CODE DES DÉLITS ET DES CRIMES

Le Garnement a posé la question à tous citoyens d’Hurlevent, et sans grande surprise, la Lumière arrive en tête du classement loin derrière les autres croyances : il s’agit du reflet de la spiritualité du cœur de l’Alliance. En toute époque, en toute crise, la Lumière s’est toujours imposée comme porteuse d’espoir dans le cœur de ses fidèles aux heures les plus sombres de nos âges. Notre histoire même est marquée par de grands héros sous cette bannière: Uther Porteur de Lumière, Turalyon, Tirion Fordring, Alexandros Mograine. Il serait bien trop long de tous les citer. La Lumière, plus qu’une philosophie, est devenue au fil du temps, une véritable égide contre les forces maléfiques.

Néanmoins, une minorité d’entre vous s’est positionnée comme agnostique, et ces esprits libérés ne peuvent pas être blâmés pour remettre en cause l’existence d’une entité bienveillante quand notre monde est en proie à un tel désespoir. D’autres encore s’en remettent à eux même et leur foi en leur propre capacités, une valeur sûre, rassurante et pragmatique quand on ne peut pas se fier qu’à des paroles saintes. Pour finir, reflet de la diversité raciale en Hurlevent, on retrouve la foi en l’équilibre de la nature, Elune, l’Ombre ou encore le Chi.

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ÌCRISE!DE!LA!FOIÍ Le fossé entre la Cathédrale et les fidèles est-il franchissable ?

Après un premier sondage sur votre opinion sur le Guet urbain, le Garnement vous a de nouveau demandé votre avis. Qu’il nous intéresse, cet avis ! Car sans vous, nous n’aurions pas grand chose à dire. Cette fois ci, nous nous sommes penchés sur la Foi des Hurleventois. : la croyance pieuse et fervente en une idée. Quoi de plus actuel par ces temps troublés où le ne sait plus à qui se vouer ? Vous nous donnez la réponse.

Alors que se tenait le vingt-huitième jour de ce mois la deuxième soirée du Grand Synode de l’Eglise de la lumière, le Garnement a souhaité s’interroger davantage sur cette “crise de la foi” qui semble latente depuis quelques temps à Hurlevent. Fidèles qui désertent les lieux de culte, ambivalence voir méfiance envers les hommes et femmes de foi… La rédaction vous en dit plus, et revient sur cette nouvelle soirée de débats, jugés par une grande majorité de Clercs eux mêmes comme peu constructive... La Lumière, religion d’une majorité d’Hurleventois

Lorsqu’on demande aux fidèles de la Lumière de quelle manière ils pratiquent leur religion, les réponses ont été souvent les mêmes et pourtant très surprenantes à la fois. Pour beaucoup d’entre vous, la prière est un moyen de rendre hommage à la Lumière, de renforcer votre Foi mais essentiellement dans le cadre privé. Les pratiquants prient donc davantage chez eux que dans les lieux de culte. D’autres encore s’adonnent à la méditation, pour se recentrer sur eux même et se questionner sur le bon respect des Trois Vertus sacrées, au quotidien. Pour finir, la troisième façon de rendre hommage à la Lumière est pour beaucoup l’aide de son prochain. En effet, en appliquant la Première et la Troisième Vertu, il s’agit rendre le monde meilleur en aidant ceux dans le besoin.

Qui n’aurait pas le cœur lourd en voyant ces prêtres, ces diacres et ces curés si dévoués à leur religion, désœuvrés par l’absence de fidèles dans les lieux saints.

 

Mais que faire pour les aider à remplir à nouveau la Cathédrale ? Nous vous l’avons demandé.

Certains, pragmatiques, parlent de mettre en place des buffets gratuits, des danseurs et de danseuses accompagnés de musique. Quelle idée géniale pour répandre la joie dans le plaisir des sens. D’autres évoquent l’image du Clergé : beaucoup se rejoignent pour dire que les adeptes de la Lumière renvoient une attitude assez austère et peu avenante ainsi que élitiste et fermée. Vous suggérez un changement vers un comportement plus ouvert, chaleureux et honnête.

 

Après tout, la Première Vertu ne veut elle pas considérer l’autre comme son égal et promouvoir la joie et la paix entre chacun ? Si chacun vit sa Foi à sa manière, et qu’il n’existe pas de “guide de bonne pratique de la Lumière”, vous êtes nombreux à réclamer plus de tolérance des représentants du Clergé, garante de l’esprit communautaire, mais aussi à ce qu’ils soient irréprochables dans leur respect des Trois Vertus.

 

Fergus Brytbald

 

Un divorce consommé avec les fidèles ? Prier, oui, mais prier chez soi

Et pourtant, la cathédrale de Hurlevent n’a semble t-il jamais été aussi vide. Hormis les blessés qui viennent recevoir des soins dans ce sanctuaire, rares sont les civils qui viennent s’y recueillir.

L’Eglise de la Lumière garde-t-elle ses fidèles dans l'ombre ?
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Comme dans tout mariage qui part à vau-l’eau, les tords sont sans doute partagés et lorsqu’on demande au Père Brunnus, secrétaire du Conseil des évêques, comment on peut expliquer cette désertion, il nous répond que c'est un phénomène qui dure depuis quelques temps déjà et que l’Eglise en est bien au courant. Beaucoup de fidèles se seraient éloignés de la Cathédrale suite à la disparition de l’Archévêque Benedictus et de l’Evêque Farthing. Père Brunnus admet qu’à ce moment là, le Clergé n’a pas su réagir promptement, accentué par le fait que feu Sa Majesté Varian Wrynn n’était pas le plus fervent des croyants et que sa confiance en l’institution était très limitée. Néanmoins, l’espoir n’est pas perdu pour autant, confesse-t-il, car l’Héritier Anduin Wrynn a été guidé par le Prophète Velen sur les enseignements de la Lumière et que cela permettra à la Cathédrale de la Lumière de retrouver ses fidèles.

Oui, mais pas que, le Synode dont on parle tant vise-t-il à réconcilier les croyants avec le Clergé ? Face à cette insistance, le Père Brunnus nous répond que les débats sont volontairement fermés au public car certains sujets seraient trop délicats à appréhender par leur degré de spécificité sur les questions théologiques, au risque d’égarer davantage les fidèles.

 

Néanmoins, il nous assure que la question de l’ouverture de l’Eglise sera abordée et qu’il en découlera des actions concrètes pour se tourner vers son prochain. Il souligne par ailleurs que les résumés des débats sont communiqués publiquement ainsi que les décisions qui ont été prises. Pour résumer, la Cathédrale de la Lumière compte bien nous surprendre d’idées “lumineuses” pour voir naître un avenir plus radieux.

 

Fergus Brytbald

Mais qu’en pensent les concernés ? Je parle bien évidemment du Clergé qui a surtout brillé lors du dernier synode par sa fragmentation, désuni, avec chacun sa propre façon de voir la vie de l’Eglise, tant sur le plan militaire que organisationnel. Or, à l’époque la plus sombres d’Azeroth, l’heure n’est elle pas à l’unification pour rassurer et joindre tous les fidèles sous une même bannière ?

“JOUR DEUX” DU SYNODE DE L’EGLISE DE LA LUMIÈRE Débats, prises de bec, mais toujours peu de concret

La Messe devait être menée par la Diacre Archipiade Valdelmar, mais celle-ci étant absente, ce fut le Père François qui officia. La nef était alors comble, les clercs, qu’ils soient prêtres ou paladins étant venu en nombre.

Suivirent les débats, qui portaient sur des enjeux divers plus ou moins sujets à débats et donnant lieu à des votes consultatifs un peu étranges : ainsi, à la question “d’élargir l’Eglise à d’autres peuples”, les Clercs votèrent sur l’intégration - ou non - des réprouvés au Clergé… Et les résultats furent bien plus divers que ce qu’un Garnement aurait pu imaginer, au prime abord.

 

Un second thème portant sur l’utilisation de l’ombre par les Clercs, engendra un débat

construit, mais dont le vote final ne donnait que peu de sens : à la question “levez la main si vous estimez la pratique l’ombre sans danger”, on vous laisse imaginer le résultat…

 

Enfin, le dernier thème était très écarlate : il s’agissait d’une part de savoir si l’Eglise considéraient l’ordre des écarlates comme des hérétiques, et d’autre part s’ils pouvaient retrouver, pour certain, leur place dans les rangs du Clergé. Le Garnement en retient surtout l’intervention du Chancelier Al-Rakim, qui - si sa tenue du jour tendait plus à la couleur de la nuit, n’a pas caché qu’il était aussi écarlate qu’un couché de soleil - a discouru en faveur de l’acceptation par l’Eglise de certains de ses pairs.

 

Quant au vote qui suivit le débat, il fut un simple rappel du statut d’hérétique des écarlates, dans une Nef cependant bien plus clairsemée.

 

La nuit était déjà bien avancée lorsque cette seconde journée pris fin. Si le père Brunnus s’accorde à dire que les Évêques - dont on a toujours pas vu un bout de soutane - s’avéreront éclairés par ces discussions, une grande majorité de présents s’accordaient pour dire que la soirée, qui s’était étirée en longueur, n’avait été que peu productive.

 

Mairi Elisabeth O’Hara

 

 

LUMIÈRE SUR LE CLERGÉ Une foi mais pas deux ?

Le vingt-huitième jour du neuvième mois s’est tenu la seconde soirée du Grand Synode de l’Eglise de la lumière. “Grand”, il l’était sans doute ce soir là, car en début de soirée la Cathédrale était pleine. “Délibératif”, il l’était sans doute un peu moins.

Récit d’une soirée de divergences et d’opinions au sein du Clergé, en bas de votre page.

Délits:

Art. DE-10.1 Atteinte aux bonnes mœurs (<=> Trouble à l'ordre public) via le comportement.

Art. DE-16 Menaces sans conditions

Art. DE-23.1 Publication de journaux ou autres médias allant à l'encontre de la politique du Roy

 

Crime:

Art. CR-27.1 Appartenance à divers ordres bafouant le Roy et son Royaume

Art. CR-27.2 Appartenance à divers ordres criminels

Art. CR-33 Rébellion

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Dans la soirée du 19 Septembre de l'an 37 est apparue une large opération du groupuscule se dénommant "Nous sommes Hedera" au travers de la distribution massive de tract et de la détérioration de nombreux murs avec des graffitis, et ce sur l'ensemble du territoire. La Garde n'a pas tardé à réagir en faisant enlever graffiti et affiches mais le message avait eu le temps de se répandre au sein de la population : un appel au changement par l'action du peuple. Ceci n'est pas sans rappeler les différentes organisations passées ayant déjà usé de ces procédés afin de mettre en avant leur projet. "Hedera" semble se placer, selon ce message, comme un groupe populaire contre les élites de la société Hurleventoise qui seraient - selon eux - une cause ou des complices de la situation actuelle que ce soit par leur immobilisme ou par une volonté réelle à nuire au peuple.

 

Cet appel au changement se traduit, selon eux, par l'incitation du peuple à agir à l'encontre de l'immobilisme, des abus et de la lâcheté des dirigeants dont la Garde, la cathédrale et la Chancellerie en sont les principaux acteurs. Et pour que ces derniers le voient comme une incitation à la Rébellion (en référence à l'article CR-33 du Codex de Hurlevent), il n'y a qu'un pas.

Notre service juridique s'est penché sur les méthodes et discours de cette organisation pour savoir ce que les institutions de Hurlevent pourraient leur reprocher dans le cas d'une réaction musclée des autorités à leur encontre.

ÌNOUS!SOMMES!HEDERAÍ

Cette analyse reste discutable puisque selon l'article 4 du Codex de Hurlevent:  "La loi est d'interprétation stricte." mais que certains articles sub-cités laissent une certaine "liberté d'application" comme l'atteinte aux bonnes mœurs. Les articles CR-27 ne seraient quant-à-eux applicables uniquement dans le cas où "Hedera" est jugé comme une organisation criminelle. Au lendemain de l'apparition du mouvement, la Gazette s'est rendue auprès de Astagan Lynch, l'un des concernés de l'affaire, afin de le questionner et d'obtenir son avis sur ces événements, une rencontre pouvant se résumer à ceci:

 

Rislon Milloin: Dites moi, que pensez-vous de la vague de tract que vient de subir le Royaume ?

 

Astagan Lynch: Je ne préfère pas me prononcer.

 

La Chancellerie a su faire preuve d'une grande discrétion et retenue quant à sa réaction quant à Hedera. En coopération avec nos collègues du Garnement et suite à leur initiative, nous avons contacté de nombreuses fois par missive les membres de la Chancellerie afin d'obtenir leur position officielle dans cette affaire, et après plusieurs relances de nos parts, ce n'est ni plus ni moins que le chancelier Al-Rakim qui répondit en s'adressant directement à l'organisation "Hedera"( voir ci-contre).

 

Rislon Milloin

LA VAGUE NOIRE SUR HURLEVENT
:PETITE!ANNONCE;

"Mildi Marteau-Tempête, jeune naine de bonne famille de brasseur, recherche des rencontres agréables afin d'élargir son cercle de connaissance. Contactez-moi les samedi sur la place Faol, non loin de la cathédrale, nous irons faire plus amples connaissances"

DÉCLARATION OFFICIELLE DU CHANCELIER AL-RAKIM

Monsieur Hedera.

 

Mélanger un grand cru avec de la piquette n'a jamais donné que du picrate. De la même manière, mélanger ce qu'il convient d’appeler en l’occurrence des mensonges éhontés à des demi-vérités, tronquées à votre avantage, ne donnera pas grand chose de bon. Le torchon que vous avez distribué en ville est rempli d'erreur factuelles et d'approximations que n'importe qui ayant deux sous de jugeote peut vérifier en quelques minutes.

 

Nul besoin d'être œnologue pour reconnaître du vinaigre, il suffit d'avoir un bon nez, et le vaillant peuple d'Hurlevent -que vous traitez à demi-mots d'imbéciles tout en prétendant parler en son nom après nous avoir traité d'usurpateur, cruelle ironie- vous a senti venir à des kilomètres, entraînés comme nous sommes à repérer les charlatans et les bonimenteurs depuis le temps que vous vous succédez sur notre palier.

 

Pour vous paraphraser, vous n'êtes ni le premier à utiliser les temps troublés que traversent la ville pour votre propre profit, ni le dernier à s'enivrer de violence sous le prétexte d'une "cause juste".

Nous vous connaissons déjà par cœur parce que vous et vos semblables surgissez de nulle part dès qu'Hurlevent souffre, à la manière de charognards, afin de vous gorger de sa sève.

 

Comme toujours, il y aura des individus influençables qui, après avoir lu vos tracts, commettront l'irréparable pendant que vous serez en train de boire un verre dans votre salon, et c'est sur vos doigts que coulera le sang innocent que vous aurez contribué à faire verser. C'est parmi les pauvres et les nécessiteux dont vous prétendez être l'ami et le sauveur (nonobstant le fait que vous n'avez pas fait pour eux le centième de ce que l'Eglise de la Lumière et le Royaume a accompli) que vous trouverez vos troupes de chocs, et ils seront, comme toujours lorsque les petits-bourgeois se décident à jouer à la guerre, les premiers à souffrir inutilement.

 

Vous êtes le seul à se prétendre berger des citoyens dont nous faisons partir d'une part et considérons comme des égaux d'autre part. Et nous savons très bien qu'il n'y a, parmi ceux qui brandissent la houlette, que deux sortes de bergers : Ceux qui s'intéressent à la viande et ceux qui s'intéressent à la laine. On en trouvera aucun pour s'intéresser au mouton.

 

 Aussi vais-je vous demander humblement, s'il y a la moindre once de sincérité (Et je me contenterai de la sincérité, n'y ayant pas trouvé beaucoup de vérité) dans le pamphlet que vous rédigeâtes, de cesser immédiatement vos activités criminelles et de disparaître dans la nuit. Je vous promet sur mon honneur qu'il n'y aura pas de représailles si tout cela s'arrête maintenant.

 

Dans le cas contraire, nous serons forcés de nous poser cette question : Alors que le Royaume mène actuellement la guerre la plus importante de toute son existence, à qui profiterait le désordre ? De qui seriez-vous l'allié objectif, ou au moins l'idiot utile, si ce n'est de notre ennemi, l'ennemi de tout ce qui vit ?

 

 Je crains que la réponse ne s'avère être une décoction que vous auriez du mal à avaler. Même pour vous qui en avez, me suis-je laissé dire, vu d'autres.

 

Respectueusement,

Le Chancelier Al-Rakim.

 

P.S : La réforme du Codex des Lois d'Hurlevent avance, mais je pense qu'une lettre recommandée ou m'aborder dans la rue aurait suffi pour s'enquérir de son état, nul besoin de faire imprimer trois cent tracts.

Page 9

Au travers de cette lettre, donnant la position de la Chancellerie vis à vis d'Hedera, le chancelier pointe les contradictions de ce groupe à la population, à l'instar d'autres groupes ayant sévi sur Hurlevent comme la Clef qui, en l'an 34-35, se disant proche du peuple et voulant tuer les nobles responsables de la situation, n'hésita pas à incendier l'hôpital Montgomery dans la quartier de la Cathédrale où cette dernière soignait gratuitement le peuple... Nous nous rendons compte aussi d'un fait intéressant: Pour être poursuivis par la justice, il faut, au moins, que cette dernière porte plainte et ouvre un dossier à l'encontre des individus concernées. C'est notamment pour cette raison qu'il ne suffit pas nécessairement qu'un citoyen porte plainte ou dénonce une action pour que la Garde puisse agir, même si cela aide et favorise les processus juridiques (On ne peut ni enquêter ni rendre

justice sur ce que l'on ignore). Une autre raison probable à cette initiative de ne pas les poursuivre si ces derniers se tiennent tranquilles est justement la refonte du Codex des Lois à avenir (mais que Hedera semble avoir abandonné l'espoir de la voir un jour apparaître) dans lequel le cas Hedera pourrait être plus facilement applicable. Cette difficulté d'application s'est ressentie plusieurs fois par le passé et a toujours fini par mener à une ré-évaluation du Codex de lois comme en l'an 30 avec les animaux sauvages et druides, en l'an 33-34 avec les worgens, et plus récemment pour les explosifs. La dernière en date est l'épisode "Allifeur" où nos collègues du Garnement avaient été arrêtés par la Garde Urbaine pour des chefs d'accusations dont l’adaptabilité pouvait être discutée. Une affaire à suivre avec l'éventuelle réponse de Hedera et le Codex de lois à venir.

Rislon Milloin

RETOUR SUR LA LETTRE DU CHANCELIER
ÌPENSE-BETEÍ

Apparu le dix-neuvième jour du neuvième mois de l’an 37, le mouvement contestataire qui se fait appeler “Hedera” (nom savant relatif au lierre) a lancé une vague d’affichage et de tracts dans la Capitale. Ils accusent “d’immobilisme”, “d'absentéisme” et de lâcheté les membres de la Chancellerie, l’Etat Major du Guet Urbain et les haut membres du Clergé et semblent prôner une refonte du système administratif et de justice, demeurant pour l’instant dans l’anonymat le plus total.

A la fin de notre sondage relatif à la Chancellerie, nous vous avions posé deux questions concernant Hedera, une entité difficile à définir pour l’instant, et dont on ne connaît que les tracts, affiches et graffitis déployés à Hurlevent dans la journée du dix-neuvième jour de ce mois.

Visiblement, ils ont réussi leur coup de communication, car vous êtes 91% à “en avoir entendu parler”.

 

Nous vous avions aussi posé la question sur ce que vous pensiez d’eux et de leurs revendications, mais nous nous sommes apperçu en recevant vos réponses que seule la moitié des questionnaires avaient été imprimés correctement par notre satanée imprimerie. Ainsi, nous vous rapportons vos réponses mais qui ne concernent sans doute que la moitié des sondés. Toutes nos confuses !

 

Certains expriment qu’ils sont en accord avec certaines ou une majorité de leurs idées qu’ils considèrent comme “légitimes”, exprimant cependant leur peur de voir couler le sang, surtout avec Argus dans notre ciel. Ainsi, s’ils semblent en accord avec la théorie, demeurent sceptiques quant à la mise en pratique. L’un de vous fait ainsi remarquer “qu'un coup de pied au cul n'a jamais fait de mal à personne mais qu'un coup de dague n'apporte rien à part la mort... difficile de dire s'il apporte leurs bottes ou leurs dagues dans ce débat.”

 

D’autres condamnent davantage, allant jusqu’à les considérer comme  des “agitateurs illuminés qui mériteraient bien de se refaire le fondement à la sauce d’ogre”.

 

Enfin, nous remercions particulièrement le sondé qui nous a envoyé un splendide dessin de l’organe génital masculin. Quant à la manière de l'interpréter par rapport à une telle question, mieux vaut ne pas trop s’y pencher...

 

Mairi Elisabeth O’Hara

RÉACTIONS DES HURLEVENTOIS VIS À VIS DU MOUVEMENT “HEDERA”
Rêverie d'un Garnement

Si elle était un instant, elle serait crépuscule.

Fugace, de la nuit le préambule.

Son ciel sans teint est constellé,

d'astres pâles comme du lait.

 

Aussi redoutée qu'attendue, entre chien et loup,

Elle revêt aussi bien la robe vermeille que funèbre.

Rigide, sur le jour elle met le verrou.

Pour ouvrir délicatement la porte aux ténèbres.

 

Mais quand elle lance ses derniers sourires et lazzis

Sa lumière prismatique trouble mon sombre esprit.

De sa chaleur persistante, laissez moi m'endetter

Avant de me laisser à ses absences regrettées.

 

Fergus Brytbald

ÌA!CHAUDÍ
ÌLE!GARNEMENTÍ Un journal satirique sans être frondeur, perturbé sans être perturbateur, ironique mais jamais hypocrite. « Où l’on peut rire de tout, mais avec la manière. » Aimez rire, l’humour vous le rendra bien. Notre équipe Mairi Elisabeth O’Hara : Rédactrice en chef, chroniqueuse, associée principale. Sevast Sar Ha-Olam : Directeur des relations publiques, privées et commerciales, associé principal. Lance Mackenzie : Journaliste, rédacteur, enquêteur. Dorothée Skeeter : Rédactrice, journaliste d’investigation, responsable des relations extérieures et de la communication. Fergus Brytbald : Rédacteur, journaliste d’investigation, pamphlétaire. Edison Lumombre : Graphiste, Responsable impression.
Page 10 EN IMMERSION Témoignage d'une recrue

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Vous avez l’humour fin, la science infuse, l’âme d’un poète, ou vous êtes un virtuose des claquettes ? Vous estimez être digne de figurer dans nos portraits ? Vous avez un projet qui mérite d’être sur le devant de la scène ?

 

Que ce soit pour une déclaration d’amour ou au contraire, nous faire parvenir votre ressentiment, n’hésitez pas à nous envoyer vos missives ou à passer nous voir au 3, Place de la Prison, Quai des condamnés (ça ne s’invente pas !), en bordure du quartier des mages, à Hurlevent !

 

La Rédaction ne s’engage aucunement à vous publier, mais se prêtera à une lecture acharnée de vos missives !

 

Ps : les pigeons voyageurs arrivant en mauvais état sont à la responsabilité de leur propriétaire.

 

Votre dévouée rédactrice en chef, Mairi E. O’Hara.

Pourquoi devenir Veilleur ? Non mais c'est vrai, qui voudrait vivre dans un bois aussi mal famé sans jamais voir la lumière du soleil et avec une probabilité singulièrement élevée de se faire bouffer par on-ne-sait quelle bestiole ? Voilà ce qu'on peut entendre et penser quand le sujet vient à surgir entre deux pintes dans une taverne bondée, ou quand un étranger fraîchement débarqué à Sombre Comté essaie maladroitement d'engager la conversation avec un factionnaire de service ce soir là. Peu attendent réellement une réponse, souvent de passage et pressés d'en retourner à leurs affaires, loin de la Pénombre et de ses créatures cauchemardesques. Tout au mieux, ce sera une destination amusante le jour de la Sanssaint. Ceux là ignorent sûrement que les monstres n'ont pas besoin de la Pénombre pour se cacher. Non les monstres ont bien des visages, et parfois les traits d'un aimable voisin, déambulant en plein jour et paradant sous notre nez, tranquillement... Mais je digresse. Pourquoi suis-je devenue Veilleuse ? À défaut de répondre pour tous mes camarades, je peux au moins tâcher de répondre pour moi.

La plupart d'entre nous viennent d'ailleurs. C'est mon cas également. Et comme certains, j'ai débarqué un triste jour à Sombre Comté comme on arrive en bout de course, au terminus de sa vie. Le commandant Brandacier dit que l'on reconnaît le moment où il faut La rejoindre. Que la Pénombre vous appelle un jour, et qu'il suffit d'y répondre. Traitez moi de mystique si ça vous chante, mais il n'en demeure pas moins que la coiffeuse banale que j'étais a ressenti Son influence, comme un voile doux et obscur qui vous recouvre l'âme. Aucun Veilleur ne vous l'expliquera mais tous l'ont ressenti au moins une fois. Nous sommes Ses enfants même si Elle n'est pas notre mère pour autant. Allez comprendre.

 

Je pourrais vous faire part d'événements étranges et dérangeants, d'invasions de worgens, de présences démoniaques... Mais lorsqu'on est Veilleur, on passe la moitié de son temps à attendre, l'œil à l'affût, souvent sous un temps de chien - qu'un type malintentionné débarque pour qu'on lui botte le train. Car veiller, c'est avant tout protéger, et donc

monter la garde. C'est supporter l'humour douteux du commandant, et s'échiner sur le terrain d'entraînement avec ses camarades, en espérant être prêt quand il le faudra. Pour ne pas faillir au moment fatidique.

 

Et accessoirement, prolonger son espérance de vie. C'est rédiger des rapports et de la paperasse à n'en plus finir et finalement ôter son tabard le soir, pour boire un coup ou jouer une partie de dés avec ses compagnons. C'est tenter d'oublier la vision de votre camarade dans une posture honteuse, après quelques verres dans le nez. C'est passer des nuits au dispensaire quand une patrouille s'est mal passée, et reprendre le train train quotidien, en se disant que ça aurait pu être pire. C'est s'émouvoir d'en voir partir un ou une, quand il ou elle décide de se marier, quelle drôle d'idée ! C'est goûter la tranquille assurance de se sentir entouré par ses frères et sœurs d'arme. Vivre et souffrir avec eux. Mourir pour eux. Je pourrais continuer ainsi sur des pages, mais de ces grands et petits riens, il est avant tout question d'amour et d'abnégation. De tolérance aussi. C'est pour tout ça qu'on n'est pas Veilleur mais qu'on le devient.

Moraïa Tonnebrise

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